Nombreux sont les commentateurs qui se sont penchés sur les pierres que Jacob a réunies avant de s’endormir et qui ont cherché à en découvrir la signification.Nous rapporterons ici ce qu’en a écrit rabbi Yits‘haq Arama dans son livre Aqèdath Yits‘haq :

 Ces pierres sont les hypothèses que nous devons tous posséder, les axiomes de notre existence matérielle, les vérités répandues qui sont la connaissance commune de tous les humains. Chaque élément de ces connaissances est une pierre, et, selon le Midrach, toutes les pierres ont fusionné pour n’enformer qu’une seule. Pour rabbi Arama, leur rassemblement signifie que les parcelles séparées de la connaissance ont cessé d’exister isolément et de se contredire les unes les autres pour se fondre en un seul corps harmonieux du savoir.Dans son rêve, Jacob voit la vraie unité de toute réalité et de tous les éléments d’information qu’il a réunis avant de s’endormir et perçoit aussi le secret de leur émanation du Ciel. C’est là un des mystères de l’échelle, qui unit la terre, c’est-à-dire le monde matériel, et le Ciel, qui représente le monde spirituel.
– :- :- :- :- :- :- :-Haftarath  – Les voies de Hachem sont droites

Le dernier verset de la haftara, qui est également le dernier du livre du prophète Osée, nous apprend que « les voies deHachem sont droites, les justes y marcheront, mais les pécheurs y trébucheront. »

La Guemara (Nazir 23a) applique ce verset à la consommation du sacrifice pascal : Pour Rabba bar Bar ‘Hana au nom de rabbi Yo‘hanan, il marque la différence entre deux sortes de consommateurs. Il y a ceux qui mangent l’agneau pascal dans le dessein d’accomplir unemitswa ; à eux s’appliquent les mots : « Les justes y marcheront ». Il y aussi ceux qui le dévorent gloutonnement ; ce sont « les pécheurs qui y trébucheront ».

Reich Laqich proteste contre cette réprobation qui frappe le glouton : Sans doute n’a-t-il pas accompli la mitswa de façon parfaite, mais il ne l’a pas négligée [et donc ne mérite pas d’être blâmé].

Peut-être peut-on étendre l’opinion de Reich Laqich au cas plus général de celui qui obéit aux mitswoth, mais sans y mettre la ferveur qu’il aurait dû y investir. Ce n’est pas pour autant qu’il doit être appelé un pécheur.

Jacques KOHN zal’