Oï , quiconque a soif, allez vers l’eau, et qui n’a pas d’argent, allez, achetez et mangez ; et allez, achetez sans argent et sans prix du vin et du lait » (55, 1).

Ce verset, qui a été abondamment commenté, est expliqué comme suit par le Midrach Tehilim (1, 18) :


De même que l’eau vient du ciel, de même les paroles de Tora viennent du Ciel, ainsi qu’il est écrit : « Vous avez vu que c’est depuis le ciel que Je vous ai parlé » ( Chemoth 20, 19).

De même que l’eau est toujours gratuite, de même en est-il des paroles de Tora .

De même que l’eau nous arrive en des myriades de gouttelettes qui se réunissent en une multitude de cours d’eau, de même en est-il de la Tora : On en étudie un jour une loi, le lendemain une autre, jusqu’à ce qu’on en devienne plein comme une fontaine.

De même qu’un adulte n’a jamais honte de demander à un enfant de lui apporter un verre d’eau, on ne doit jamais avoir honte de demander à un enfant qu’il nous enseigne telle fois un chapitre, telle autre une loi.

Et de même que l’on ne doit pas négliger de boire quand on a soif, de même ne doit-on pas se montrer indolent dans l’étude de la Tora .
jacques Kohn zal