Une fois de plus, le Comité du Patrimoine international de l’Unesco a voté une proposition anti-israélienne. Réunis à Cracovie en Pologne, ses membres ont soutenu une résolution stipulant que ‘Israël n’était pas souverain à Jérusalem’.  Ils ont en outre dénoncé les fouilles archéologiques effectuées dans la Vieille Ville.

Cette résolution a été présentée par les pays arabes et les Palestiniens qui l’ont quelque peu ‘modérée’ dans l’espoir d’obtenir un plus large consensus. Mais grâce aux pressions israéliennes, ils n’ont pas réussi.

En effet, seuls dix Etats se sont prononcés pour cette résolution anti-israélienne (l’Azerbaïdjan, l’Indonésie, le Liban, la Tunisie, le Kazakhstan, le Koweït, la Turquie, le Vietnam, le Zimbabwe, et Cuba) alors que onze autres se sont soit abstenus (l’Angola, la Croatie, la Finlande, le Pérou, la Pologne, le Portugal, la Corée et la Tanzanie) soit s’y sont opposés (les Philippines, la Jamaïque et le Burkina Faso).

Le ministère israélien des Affaires étrangères a réagi en déclarant : « Il s’agit d’une nouvelle décision insensée et hors de propos de l’Unesco qui agit au service des ennemis de l’histoire et de la vérité ».

Et d’ajouter : « Jérusalem est la capitale éternelle du peuple juif et aucune résolution de l’Unesco ne pourra changer la situation. C’est triste, superflu et pathétique ».

Le ministre du Patrimoine, du dossier de Jérusalem et de l’Environnement, Zeev Elkin (Likoud) a tenu également à réagir après le vote : « Le comité du Patrimoine de l’Unesco a adopté une nouvelle fois une résolution honteuse totalement détachée de la réalité. Cet organisme continue à prouver sa tendance unilatérale et sa négation de l’histoire du peuple juif ».

Et d’affirmer : « Nous poursuivrons nos fouilles pour découvrir la Jérusalem antique, révéler son histoire et construire pendant qu’ils continueront à réfuter la vérité historique ».

Claire Dana-Picard