Le Rav Shneor Shmulevitz et son épouse Mouchka, anciens habitants de Beth Shean, ont décidé d’ouvrir un centre Habad dans le village de vacances de Nungwi, sur l’île de Zanzibar, en Tanzanie. Ils ont pris cette initiative après avoir découvert que ce site touristique attirait un très grand nombre d’Israéliens.

La Tanzanie accueille de plus en plus de vacanciers qui viennent entre autres participer à des safaris et se promener dans la nature, effectuant notamment des excursions vers les volcans, les lacs et les forêts et grimpant également vers des sommets enneigés comme celui, très connu, du Kilimandjaro.

Au cours de cette dernière année, indique Israel Hayom, près de 23 000 Israéliens ont visité le pays alors qu’ils n’étaient que 3 000 en 2011.

Le Rav Shmulevitz a expliqué son choix : « Nous avons compris que l’endroit était devenu un lieu de villégiature privilégié pour de nombreux Israéliens mais il s’agit tout de même d’un Etat dont les infrastructures sont très sommaires. Il n’existe aucune route dans les bourgades et dans les villes. Il n’y a que des chemins de terre et il est donc difficile de se déplacer, il faut donc déployer beaucoup d’efforts pour transporter de la nourriture cachère. Nous en apportons de grandes quantités d’Israël ».

Cela fait déjà un an et demi que les Chlouh’im servent des repas aux randonneurs israéliens avec l’aide d’équipes d’employés locaux auxquels il faut expliquer les impératifs religieux et ils ont confié avoir été extrêmement surpris de voir arriver chez eux des centaines de personnes. ‘Et les réactions ont été très positives, a-t-il souligné. Pour l’éducation de leurs enfants, ils ont emmené avec eux une jeune fille israélienne.

Dernièrement donc, le couple a décidé d’ouvrir un nouveau centre et a lancé pour réaliser ce projet une campagne de collecte de fonds qui lui a permis de réunir la somme de 240 000 shekels. Le Rav a confié que cela n’a pas suffi à couvrir tous les frais et qu’ils ne bénéficiaient d’aucune aide extérieure, devant se débrouiller par eux-mêmes.

« Nous utilisons notre propre argent, a-t-il indiqué, et nous sommes aidés par des amis qui nous donnent plusieurs centaines de shekels. Nous recevons par ailleurs des dons de familles israéliennes qui arrivent chez nous ».

Claire Dana-Picard