Après les prières matinales au Kotel, qui ont attiré beaucoup de monde, les festivités du Yom Yeroushalayim se sont poursuivies dans l’après-midi par la traditionnelle ‘danse des drapeaux’ dans les rues du centre-ville.

Près de 60 000 personnes, de tous âges, et parmi elles des jeunes de Yeshivot de tout le pays et des familles, ont défilé en chantant et en dansant, accompagnés par la musique d’un orchestre. La foule s’est ensuite dirigée vers le Kotel où a eu lieu un grand rassemblement.

Yom Yeroushalayim a ensuite été marquée solennellement, en début de soirée, par une célébration à la Yeshivat Merkaz Harav, en présence de nombreux rabbins et leaders politiques.

Comme chaque année, l’invité d’honneur était le Premier ministre Binyamin Netanyahou, qui a été accueilli très chaleureusement par l’assistance. Il était accompagné de son épouse Sarah.

Dans son discours, Netanyahou a notamment déclaré : « Nous célébrons les 70 ans de l’Etat d’Israël et le 51e anniversaire de notre capitale, Jérusalem, et j’en suis profondément ému. Je suis d’ailleurs toujours ému chaque fois que je viens à cet endroit. Ma femme et moi, nous vous aimons et nous apprécions votre soutien indéfectible ».

Il a ajouté : « Je pense que nous devons être reconnaissants d’avoir le bonheur de vivre à Jérusalem. Des générations de Juifs ont rêvé, de loin, de Jérusalem, pour eux, elle représentait leurs prières, leur nostalgie, et parfois une image sur un mur ».

Netanyahou a ensuite indiqué qu’il avait participé, dans la matinée, aux commémorations de la communauté juive éthiopienne, “qui honorait le souvenir de milliers de proches qui avaient péri au cours du chemin qui les menait vers Eretz Israël’. « Là aussi, a-t-il souligné, des personnes issues d’autres exils racontent en larmes l’histoire de leurs aïeuls qui n’ont pas pu réaliser leurs aspirations tournées vers Sion ».

« Quant à nous, a-t-il poursuivi, nous nous trouvons, D. merci, à Jérusalem réunifiée, qui rayonne et est construite de part en part de la façon la plus impressionnante. C’est cela, la véritable délivrance ».

Le Premier ministre a ensuite évoqué l’ouverture, cette semaine, de l’ambassade américaine à Jérusalem : « Demain, une nouvelle incroyable va retentir dans toutes les rues de Jérusalem. L’Etat le plus puissant du monde va transférer son ambassade à Jérusalem après la décision du président Trump de reconnaitre Jérusalem comme capitale d’Israël ».

Et de préciser : « Je peux déjà vous dire que plusieurs pays suivent cet exemple et d’autres agiront de même par la suite, étant donné qu’ils sont nombreux à comprendre l’importance que revêt Jérusalem pour le peuple juif et que c’est un privilège de se trouver à Jérusalem ».

Netanyahou a ensuite rappelé : « C’est un grand mérite mais en même temps, nous avons une lourde responsabilité consistant à protéger ce bien précieux qui nous a été confié par les générations passées pour que nous continuions à le préserver pour les générations futures ».

Netanyahou a ensuite pris un engagement: « Nous promettons tous les jours que Jérusalem ne retournera pas à la situation qui prévalait il y a plus de 51 ans. Elle ne sera plus déchirée mais restera au contraire une ville unifiée ».

Encouragé par les applaudissements, il a assuré : « Nous préservons le Har Habayit (Mont du Temple), le Kotel, les autres lieux saints que nous avons récupérés au cours de la Guerre des Six Jours et en particulier la Tombe de Rachel (Kever Rah’el) et la Maarat Hamah’pela (le Caveau des Patriarches) à Hévron. C’est là que sont nos racines, la vérité sur notre droit de vivre en tant que nation libre dans sa patrie ».

« Que représente Jérusalem pour nous tous ? a-t-il alors demandé. Il ne s’agit pas seulement d’un lieu concret. Jérusalem est la source de notre foi et de nos espérances qui nous ont toujours renforcés dans les moments difficiles de notre histoire : pendant l’Inquisition, dans les pogroms, les ghettos et les camps de concentration, nous avons dit une seule phrase : « L’an prochain à Jérusalem reconstruite ».

Et de conclure : « Nous sommes revenus à Jérusalem et la construisons, tout entière. Même lorsque certains progrès n’apparaissent pas à l’horizon, nous restons attachés à notre rêve et aujourd’hui, nos soldats sont postés au pied du Kotel, prêtent serment de fidélité à notre armée et à notre Etat. Nous sommes rentrés à la maison pour toujours ».

Claire Dana-Picard