L’habitude d’allumer des bûchers à Lag BaOmer a pris naissance à Méron, en haute Galilée, lieu de la sépulture de Rabbi Chimon bar Yo’haï.

C’est à Lag BaOmer qu’est décédé ce Maître éminent du Talmud, d’où le pèlerinage organisé ce jour-là, attire des foules considérables.

On allume des foyers dans lesquels l’usage s’est installé de jeter les mèches de cheveux fraîchement coupés des garçons de trois ans.

L’origine de la tradition consistant à associer des foyers au souvenir de Rabbi Chimon bar Yohaï se trouve dans un récit talmudique ( Chabbath 33b) :

Treize ans durant, Rabbi Chimon bar Yo’haï et son fils Rabbi Elazar se sont dissimulés dans une caverne afin d’échapper aux Romains qui les avaient condamnés à mort.

C’est pendant cette période que rabbi Chimon bar Yo’haï a rédigé son oeuvre maîtresse, le Zohar, dont le nom évoque la brillance de la lumière.

En outre, lorsque rabbi Chimon bar Yo’haï est sorti de la caverne, son regard était tellement embrasé qu’il mettait le feu aux champs des alentours.

Rappelons, au sujet de Lag BaOmer, une autre tradition, selon laquelle les enfants jouent à tirer des flèches avec leurs arcs. L’origine de cet usage est lié à un récit selon lequel aucun arc-en-ciel n’est apparu du vivant de Rabbi Chimon bar Yo’haï ( Yerouchalmi Berakhoth 9, 2).

Notons que le mot hébreu qécheth désigne tous les « arcs », qu’il s’agisse de l’arc-en-ciel ou de l’arc de l’archer.Jacques Kohn zal