Les Juifs originaires d’Ethiopie vont célébrer dans quelques jours, le 29 Heshvan, la fête du Sigd. Sa date a été fixée cinquante jours après Yom Kippour, conformément à un verset tiré du Livre biblique de Néhémia.

En 2008, sur une initiative du ministre Ouri Ariel, la Knesset a adopté une loi reconnaissant le Sigd comme étant un jour férié. Quelques mois plus tard, il a été introduit dans la liste des fêtes officielles célébrées en Israël. A l’heure actuelle, cette date est marquée par les Olim d’Ethiopie et le public israélien ne participe que de façon symbolique aux festivités.

Ce jour-là, les fidèles jeûnent jusqu’à la mi-journée et prient pour la reconstruction du Temple de Jérusalem en récitant des textes saints provenant de manuscrits de la communauté Beta Israël.

Avant de monter en Israël, les Juifs éthiopiens demandaient également à D. de les faire retourner en Eretz Israël.

Ils se réunissaient alors sur le sommet d’une haute montagne symbolisant le Mont Sinaï, lieu du Don de la Tora, conduits par leurs prêtres. Ces coutumes s’inspirent du serment des prophètes Ezra et Néhémie à l’époque du retour à Sion. Aujourd’hui, ils se réunissent à Jérusalem.

D’après une étude du Bureau central des Statistiques, la communauté juive éthiopienne d’Israël comptait, fin 2016, plus de 144 000 âmes. 85 600 d’entre eux sont nés en Ethiopie alors que 58 000 autres, de parents natifs d’Ethiopie, ont vu le jour en Israël.

La majorité de cette population vit dans le centre (39 %) ou dans le sud (24 %) du pays. Dans l’ensemble, ils semblent s’être relativement bien intégrés et ils conservent leur particularité et leurs coutumes. Il reste encore des Juifs en Ethiopie et 214 d’entre eux sont montés en Israël en 2016.

Claire Dana-Picard