Le Rav Meir Mazouz, directeur de la Yeshiva Kisseh Rah’amim, a évoqué le Yom Yeroushalayim célébrant la réunification de la capitale d’Israël dans son cours hebdomadaire du samedi soir. Ses propos ont été rapportés par le site ‘Behadrei Harédim’ (BHOL).

Il a déclaré notamment qu’il ne fallait pas réciter le ‘Tah’anoun’ (recueil de prières de supplications suivant une reconnaissance de nos fautes) dans la prière ce jour-là et ‘qu’il fallait aussi ouvrir l’Arche Sainte et dire ‘Nishmat Kol H’aï’ (qui a pour thème principal l’unicité de D.) pour remercier le Créateur du Monde pour tous les grands miracles qu’Il a réalisés’.

Il a ajouté : « Le 28 Iyar est une date bénie qui n’est pas moins importante que le Pourim de Saragosse fêté jusqu’à ce jour (le 18 Chevat) par des descendants des membres de cette communauté. Nous avons aussi notre ‘Pourim de Jérusalem’. D. nous a comblés de grands miracles et nous devons lui exprimer notre gratitude’.

Et de préciser : « Certains prétendent que les Juifs harédim ne sont pas concernés. Mais c’est le contraire : si tu es réellement h’arédi, tu dois savoir remercier D. et c’est pour cette raison qu’on ne dit pas le Tah’anoun ».

Le Rav Mazouz a encore expliqué : « D’autres se demandent comment D. a pu confier une mission à des personnes qui n’observent pas la Tora et les Mitsvoth. Mais la question ne se pose pas car D. fait de nous tous ses émissaires ».

Il a ensuite cité l’exemple de Cyrus qui ‘bien qu’idolâtre, s’est vu confier par D. la tâche de faire reconstruire le Temple de Jérusalem’. Il a mentionné ensuite d’autres exemples historiques. Et d’affirmer : « Les soldats qui ne sont pas pratiquants sont des Juifs et la plupart d’entre eux sont également croyants ».

« D. a réalisé un miracle par leur intermédiaire, a encore indiqué le Rav Mazouz, et jusqu’à ce jour, Il continue à en faire. Nous devons exprimer notre reconnaissance pour ces miracles et celui qui ne le fait pas a un problème d’Emouna, de Foi. Celui qui ne voit pas les miracles est un renégat. Si nous ne disons pas le Hallel, qu’on récite au moins la prière ‘Nishmat Kol Haï et qu’on s’abstienne du Tah’anoun ».

Claire Dana-Picard