Le lieutenant-colonel Guili Ben Menahem, directeur du département des Ressources humaines de l’armée régulière d’Israël, a estimé que les efforts déployés ces dernières années par Tsahal en vue de créer un cadre adapté aux besoins du public orthodoxe ont porté leurs fruits.

Le résultat est là : Tsahal deviendrait selon lui un objectif attrayant pour les jeunes H’arédim.

Et de préciser : « A l’heure actuelle, 6 600 jeunes de ce secteur effectuent leur service militaire obligatoire. La moitié d’entre eux ont été incorporés dans des unités combattantes, que ce soit au Nah’al Harédi ou dans des cadres plus nouveaux dans la brigade de Guivati ou dans des unités de parachutistes ». Quelques autres, selon lui, serviraient au sein de l’armée de l’air ou dans d’autres régiments.

Pour l’officier, l’armée de l’Air pourrait dans un avenir proche incorporer un pilote harédi. ‘En tout cas, a-t-il affirmé, Tsahal met tout en œuvre pour permettre à ceux qui souhaitent s’engager d’effectuer un service correspondant à leurs aspirations’.

« Il ne fait aucun doute, a-t-il ajouté, que les Juifs orthodoxes qui accompliront leurs obligations militaires verront de nouvelles portes s’ouvrir dès leur retour à la vie civile ». Et de préciser que l’armée contribuait à la formation professionnelle de ses combattants.

« D’après les sondages, a-t-il conclu, plus de 90 % des jeunes du secteur orthodoxe qui ont servi sous les drapeaux se sont ensuite bien intégrés dans le monde du travail ou ont pu poursuivre des études universitaires ».

Claire Dana-Picard