D’après les organisateurs, plus d’un million de Juifs à travers le monde, dans près de mille villes, ont célébré cette année le Shabbat Lekh Lekha dans le cadre d’un projet qui en est déjà à sa cinquième édition.

Le ‘Shabbat Project’, mouvement mondial qui permet à des Juifs du monde entier d’observer un Shabbat, a été lancé en 2013 par le grand rabbin d’Afrique du Sud Warren Goldstein.

Des activités liées au projet ont eu lieu pour la première fois cette année à Lomé au Togo et à Maputo au Mozambique ainsi qu’à Larnaka à Chypre, à Asunción, au Paraguay, et au Venezuela. Elles s’ajoutaient à celles prévues déjà dans 160 villes d’Israël, 500 villes aux Etats-Unis et encore 1 152 autres dans 95 pays à travers le globe.

Pour ne citer que quelques exemples rapportés par Aroutz Sheva en anglais, on peut dire que Sydney en Australie a été l’une des premières villes à accueillir le Shabbat, avant l’allumage des bougies, par un événement musical en plein air avec vue sur le Harbour Bridge. Au Brésil, c’est dans une synagogue très ancienne de la ville de Recife, la Kahal Tsur Israel datant de 1636, qu’une série d’activités ont été organisées pour cette journée. Au Royaume Uni, près de 100 000 personnes devaient prendre part à des centaines d’événements à travers le pays.

La cheffe du gouvernement britannique Theresa May a adressé sur les réseaux sociaux un bref message de vœux aux participants de ce Shabbat mondial.

Quant au grand rabbin Mirvis, il a souligné les bienfaits du Shabbat qui permet de se déconnecter des soucis de la vie quotidienne et de ‘revigorer son âme’ en retrouvant du temps pour sa famille et ses amis.

Par ailleurs, un fonds spécial a été mis en place pour aider des communautés participant au projet qui ont dû affronter des épreuves particulièrement dures comme par exemple une synagogue dans le sud du Texas qui a été dévastée par l’ouragan Harvey ou une communauté en Ouganda touchée par la famine qui a frappé le pays.

Claire Dana-Picard