La société immobilière britannique Warwick Estates qui avait demandé par lettre à certains de ses clients juifs londoniens de retirer leur Mezouza à l’entrée de leur logement s’est rétractée.

Un porte-parole de la société a déclaré au Jewish Chronicle, qui avait relaté plus tôt cette affaire : « Nous présentons nos excuses pour la lettre que nous avons envoyée à plusieurs de nos locataires pour leur demander d’enlever de la porte d’entrée de leur appartement des objets de culte et plus particulièrement leur Mezouza ».

Il a ajouté : « La lettre témoignait d’un ‘excès de zèle’ et n’était pas conforme aux valeurs de notre entreprise. Nous tenons à dire très clairement que les résidents du bloc d’immeubles concernés ne sont pas requis de retirer leur Mezouza et celle-ci ne sera enlevée ni par Warwick Estates ni par un employé travaillant pour notre compte ».

Pour expliquer cette impair, la compagnie a indiqué que la lettre avait été envoyée ‘par l’administrateur de biens qui tentait de faire son travail en conformité avec sa propre interprétation du bail ». Et de souligner qu’elle était ‘profondément désolée pour toute offense causée aux résidents et à la communauté juive’.

Le porte-parole a déclaré en guise de conclusion : « Nous remercions les membres de la communauté juive qui ont attiré notre attention sur cette affaire et nous veillerons à ce qu’une formation appropriée soit mise en place pour que de telles erreurs ne se reproduisent pas ».

Claire Dana-Picard