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Cours Audio
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Les 20 dernières interventions des Rabbanim...
Comme les voies de la Providence divine sont merveilleuses et mystérieuses ! Il peut arriver que l’on soit pris dans la situation la plus angoissante, sans jamais se rendre compte qu’elle finira par se dénouer dans toutes sortes d’avantages et dans la joie.
Cette paracha est aussi une
préfiguration de l’avenir du peuple juif. Quand la Royauté du Saint béni soit-Il
sera révélée dans ce monde, nous verrons avec une clarté parfaite combien toutes
nos épreuves et nos tribulations auront été nécessaires pour nous élever à la
grandeur. C’est ainsi que s’est exprimé le prophète Yecha’ya (12, 1) : « Et vous
direz en ce jour : “Je Te remercie, Hachem, d’avoir fait éclater sur moi Ta
colère !” » Un jour viendra où nous chanterons Ses louanges pour toutes les
souffrances qu’Il nous a infligées, parce que nous verrons alors qu’elles ont
été le point de passage obligé vers notre salut et notre
réussite.
Voici les générations de
Ya‘aqov : Yossef, à l’âge de dix-sept ans, était berger du troupeau avec ses
frères, et il était un jeune homme avec les fils de Bilha et les fils de Zilpa,
les femmes de son père. Yossef rapporta leur mauvais bavardage à leur père. (37,
2)
Ce « mauvais bavardage » rapporté par Yossef,
explique Rachi, s’applique à l’habitude qu’avaient ses frères de manger évèr min
ha‘haï, des membres arrachés à un animal vivant.
Mais se peut-il vraiment,
s’étonnent les commentateurs, que des hommes aussi saints et aussi vertueux
aient contrevenu à l’interdiction de manger des membres arrachés à un animal
vivant ? Et est-il concevable que le saint et vertueux Yossef ait rapporté à son
père des propos mensongers ? De plus, pourquoi la Tora décrit-elle leur
consommation du évèr min ha‘haï comme un « mauvais bavardage » ?
Les frères,
explique Rav Yonathan Eybeschuetz, n’ont bien évidemment jamais mangé de la
viande interdite. Cependant, afin de vérifier si Yossef disait du mal d’eux à
leur père, ils se sont parlé entre eux comme s’ils avaient commis une chose
pareille. « Comme est bonne et succulente la viande déchirée à un animal vivant
! », se sont-ils exclamés. En entendant ces propos, Yossef a supposé qu’ils en
avaient effectivement consommé et, pensant bien faire, il l’a rapporté à son
père.
Cette explication nous permet de mieux comprendre le choix des termes
employés par la Tora. Yossef ne les a jamais vus en train de manger. Il a
seulement entendu leur « mauvais bavardage », dont il a informé
Ya‘aqov.
Selon Rachi, Yossef a également rapporté à son père que les frères
humiliaient les fils des concubines, en les traitant de serviteurs, et qu’ils
étaient soupçonnés de se livrer à la débauche.
Le Rabbi de Skoulen attire
l’attention sur le mot « soupçonnés » employé par Rachi. Yossef ne disposait
d’aucune preuve concrète les reliant à cette transgression, mais c’est leur
façon de traiter les fils des concubines qui l’a conduit à les suspecter. Leur
maladresse, pensait Yossef, était une forme d’arrogance. Or, nos Sages nous
enseignent que « se comporter avec arrogance équivaut à entretenir des relations
interdites ». C’est pourquoi il les a soupçonnés de l’avoir réellement
fait.
http://www.chiourim.com/Paracha_HaChavoua/Sefer_BERECHIT/VAYECHEV.html
Rav Dov Lumbroso-Roth
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