Parmi les nombreux sujets que traite la parachath ‘Houqath figure le récit de la mort d’Aaron, le frère de Moïse ( Bamidbar 20, 24 et suiv.).

Un Midrach , appelé « Midrach Petirath Aharon » (« Midrach de la mort de Aaron »), nous éclaire sur les circonstances de ce décès.
Accompagné de Moïse et El‘azar, Aaron a escaladé la montagne au sommet de laquelle il devait mourir, et ils se sont trouvés tous les trois devant une caverne. Moïse a alors demandé à son frère de pénétrer dans cette caverne. Il aurait dû, sur l’ordre de Hachem , l’inviter à se défaire de ses vêtements sacerdotaux, mais il n’en a pas eu le courage.

Aussi l’a-t-il prié, avant qu’il entre dans la caverne, de laisser ses vêtements en dehors afin qu’ils ne soient pas rendus impurs au cas où la grotte aurait contenu des tombeaux.
Aaron s’est exécuté, mais sans savoir les raisons de ce déshabillage. Moïse et Aaron ont découvert dans la caverne à l’intérieur de laquelle ils avaient pénétré un lit, une table, un candélabre et un ange de service. Aaron comprit alors que c’est là qu’il allait mourir, et il déclara accepter la décision de Hachem .

Au moment où Moïse sortit de la caverne, celle-ci disparut, et El‘azar sut à présent que son père n’était plus. Revenu auprès des enfants d’Israël , Moïse a dû affronter leurs soupçons : N’avait-t-il pas assassiné son frère ?

Il supplia alors Hachem de montrer au peuple le lit sur lequel celui-ci était mort. Hachem fit droit à sa requête, et il retira en même temps les nuées de gloire qui, de par le mérite du défunt, accompagnaient les Hébreux depuis leur sortie d’Egypte.

Aussitôt leur sont devenus visibles le soleil et la lune, que ces nuées avaient dissimulés à leurs yeux et qu’ils n’avaient jamais pu voir jusque-là. Comme ils étaient tentés de les adorer, Hachem leur a rappelé le verset : « Et de peur que tu ne lèves tes yeux vers le ciel et que tu ne voies le soleil, et la lune et les étoiles, toute l’armée des cieux, et que tu ne te laisses pervertir et ne te prosternes devant eux… » ( Devarim 4, 19).

Cette mise en garde marque la fin du Midrach petirath Aharon .

 

Jacques KOHN zal.