A l’approche des élections législatives qui doivent avoir lieu le 9 avril, toutes les options sont envisagées par les différents partis en lice qui cherchent le meilleur moyen d’augmenter le nombre de leurs électeurs et par conséquent de leurs sièges à la Knesset.

Au sein des formations politiques orthodoxes, certains souhaitent une union pour améliorer leur score mais tous n’approuvent pas cette solution. La question a été débattue mardi par une commission de l’Agoudat Israël.

Selon les informations communiquées par une chaine télévisée israélienne, le vice-ministre de la Santé Yaakov Litzman (Yaadout Hatora) aurait insisté, au cours des discussions, pour que cette initiative soit prise. Dans son argumentation, il a notamment exprimé sa crainte de voir Shass disparaitre de la carte politique étant donné que d’après les sondages, il risque de n’obtenir que 4 sièges ou de passer sous le seuil d’éligibilité. Il a déclaré : « Comment pourrions-nous laisser Shass s’effondrer ? »

Il a ajouté : « Nous devons tout faire pour l’union orthodoxe afin de conserver ce parti ». Et d’estimer que ‘tout le judaïsme orthodoxe risquait de perdre si Shass disparaissait’.

Le député Israël Eichler s’est montré également favorable à cette union lors d’une interview à la chaine Radio Kol H’aï. « Tous les partis du centre et de la gauche veulent saper les fondements de la religion dans le pays et sortir les orthodoxes de la légitimité publique, a-t-il estimé. Ce danger doit nous pousser à nous unir, sinon, nous ne pourrons plus exister ici ».

Eichler a ajouté: « Il faut d’abord que tout le monde soit convaincu qu’il n’y a pas d’autre moyen. Nous avons appris, lors des dernières élections, que la division n’a conduit qu’à la destruction. Les leaders du parti, Gafni et Litzman, sont prêts (à cette union) et même Dery (semble disposé à l’accepter) mais ils craignent qu’une partie de leur électorat ne les quitte et il y a donc un problème ». Il a ensuite rappelé : « Nous avons obtenu 18 mandats lors des dernières élections mais nous avons eu de nombreuses désertions et peut-être que cette union pourra ramener tout le monde à la maison ».

Mais dans l’entourage d’Arieh Dery, ministre de l’Intérieur et leader de Shass, on ne partage pas cette analyse et on se montre plus réticent. Ses proches auraient déclaré que ‘les élections municipales (qui ont eu lieu récemment) avaient prouvé que Shass s’était renforcé étant donné que 272 000 personnes avaient voté pour lui’. Et d’affirmer : « Des dizaines de représentants de Shass dans tout le pays attestent que le parti ne fait que se renforcer et ce sera la même chose lors des élections pour la Knesset ».

Claire Dana-Picard