Les forces armées des Etats-Unis, du Royaume Uni et de la France ont lancé dans la nuit de vendredi à samedi une opération conjointe contre des objectifs syriens à Damas et à Homs.

Comme on le sait, le gouvernement syrien a été accusé par les Occidentaux d’avoir utilisé des armes chimiques contre les ‘rebelles’. Ce serait donc pour réagir à cette attaque que cette action militaire aurait été lancée.

Les trois puissances ont procédé notamment à des tirs de plus d’une centaine de missiles de croisière pour atteindre leurs cibles. D’après les médias syriens, trois personnes auraient été blessées dans une frappe contre un site de stockage à une vingtaine de kilomètres de la ville de Homs, qui aurait été sévèrement endommagé. À 40 kilomètres de Damas, l’aéroport de Dumeir a aussi été pris pour cible.

Juste avant le début des bombardements, le président américain Donald Trump a annoncé, dans une conférence de presse, ‘qu’il avait donné l’ordre aux forces armées des Etats-Unis de lancer des frappes de précision contre des cibles associées aux capacités chimiques militaires du dictateur syrien Bachar el Assad’. Il a ajouté : « Une opération combinée est en cours avec la France et le Royaume Uni ».

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves le Drian, a estimé, sur la chaine BFMTV, que « sur la question de l’arme chimique, il y avait une ligne rouge qu’il ne fallait pas franchir’ et que ‘si d’aventure elle était refranchie, il y aurait une autre intervention ». Il a ajouté : « Mais je pense que la leçon sera comprise’.

Le Premier ministre israélien Binyamin Netanyahou a réagi après la fin de Shabbat, sur son compte Twitter, à l’opération, indiquant ‘qu’Israël soutenait pleinement la décision du président Trump d’attaquer la Syrie’.

Il a ajouté : « Il doit être clair pour le président Assad que ses efforts irresponsables pour acquérir et utiliser des armes de destruction massive, son mépris flagrant du Droit international et le fait qu’il soit prêt à permettre à l’Iran et à ses émissaires d’établir des positions militaires dans son pays, mettent en danger la Syrie ».

Les médias ont indiqué par ailleurs que le drone iranien abattu il y a deux mois par un hélicoptère israélien à la frontière entre Israël et la Syrie transportait des explosifs et était en route pour réaliser un grave attentat. C’est après un examen approfondi des débris de l’avion que les experts ont tiré ces conclusions qui viennent d’être publiées.

Claire Dana-Picard