Un engin spatial israélien inhabité devrait être projeté dans l’espace au mois de décembre prochain et atterrir sur la lune en février 2019.

C’est ce qu’ont annoncé, au cours d’une conférence de presse qui s’est tenue à Yehoud, des représentants de l’Industrie aéronautique israélienne et de l’organisation SpaceIL*, partenaire du projet.

Le directeur de SpaceIL, Ido Entebi, a déclaré avec enthousiasme : « Nous planterons le drapeau d’Israël sur la lune ».

Ils ont précisé que le vaisseau, dont la construction a duré huit ans et s’achève ces jours-ci, sera transporté au mois de novembre aux Etats-Unis (Floride) d’où il prendra son départ.

D’après le programme qui a été élaboré, il parcourra une distance de 384 000 km, c’est-à-dire dix fois plus que celle parcourue par les satellites israéliens qui ont déjà effectué une mission dans l’espace.

Il lui faudra donc près de deux mois pour atteindre son objectif et se poser sur la lune : la date fixée est le 13 février 2019. Mais s’il rate son but, il devra attendre dans l’espace 28 jours supplémentaires avant de tenter un nouvel alunissage.

L’engin projeté depuis les USA sera transporté par une fusée Falcon 9 de la compagnie Space X. Lorsqu’il entrera en orbite autour de la lune, a-t-il été précisé, il effectuera notamment des recherches scientifiques, préparées avec l’Institut Weizmann, sur le champ magnétique de la lune.

Si ce programme aboutit comme prévu, Israël deviendra le quatrième Etat du monde à avoir envoyé un engin spatial sur la lune après les Etats-Unis, la Russie et la Chine.

*SpaceIL est une organisation à but non lucratif créée en 2011 qui s’est fixé comme objectif de faire atterrir un premier engin spatial israélien sur la lune. Elle a été fondée par trois jeunes ingénieurs, Yariv Bash, Kfir Damari et Yonatan Winetraub, qui ont répondu au défi international lancé par Google Lunar XPrize. Le groupe SpaceIL est le seul représentant israélien du concours. En se lançant dans cette compétition, ils ont voulu apporter leur contribution à la société israélienne en promouvant l’éducation scientifique et technologique et en encourageant l’innovation scientifique dans le pays.

Claire Dana-Picard