Le président de la république française Emmanuel Macron a envoyé cette semaine au Proche-Orient le diplomate Aurélien Lechevallier pour discuter du ‘processus de paix israélo-palestinien’ à Jérusalem et à Ramallah.

Lechevallier, conseiller adjoint à la Sécurité nationale à l’Elysée, est considéré comme un proche de Macron. Au cours de son séjour, il a rencontré notamment l’adjoint au conseiller à la Sécurité nationale d’Israël, Eytan Ben David. Lorsqu’il s’est rendu à Ramallah, il a discuté avec des responsables palestiniens avec, à leur tête, le secrétaire du comité exécutif de l’Olp, Saeb Arekat.

Pour les medias israéliens, ce voyage a été organisé en vue de la Conférence des Dirigeants, prévue le 11 novembre prochain à Paris, à laquelle doivent participer le Premier ministre israélien Binyamin Netanyahou et le chef de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas aux côtés du président américain Donald Trump, du président russe Vladimir Poutine et d’autres chefs d’Etat.

Cette visite d’un représentant français survient alors qu’en Israël, on se montre plutôt réticent face aux intentions de Macron qui prévoirait de présenter son propre plan d’ici la fin de l’année 2018. Ces réserves ont été exprimées la semaine dernière par Alon Oushpiz, directeur du département politique du ministère des Affaires étrangères, qui aurait déclaré lors d’une réunion privée au sein de la commission des Affaires étrangères et de la Sécurité que son ministère estimait que ‘si le président Trump ne proposait pas un plan de paix d’ici la fin de l’année, Macron prendrait l’initiative et présenterait son projet’.

Claire Dana-Picard