La situation dans la bande de Gaza, près de la barrière de sécurité qui la sépare du sud d’Israël, s’est envenimée ce dimanche à cause de la violence des émeutiers palestiniens qui avaient pour but de pénétrer en territoire israélien, mettant en danger la population de la région.

Tsahal a donc dû riposter : 55 Palestiniens, qui ont pénétré en zone interdite et ont lancé des pierres et surtout des cerfs-volants équipés de bombes incendiaires qui ont provoqué des feux en territoire israélien, ont été tués et 1 200 autres ont été blessés. Les ‘manifestants’ ont également brûlé des pneus. L’armée de l’air israélienne a par ailleurs attaqué 11 infrastructures terroristes.

Suite à ces affrontements particulièrement durs, le Premier ministre israélien Binyamin Netanyahou a tenu des consultations, lundi soir, avec le ministre de la Défense Avigdor Lieberman, le ministre de la Sécurité intérieure Guilad Erdan, le chef d’état-major Gadi Eizencot, le dirigeant du Shin Bet, le commandant en chef de la police nationale et le chef du conseil à la Sécurité nationale.

Au cours de cette réunion, Netanyahou a souligné que les opérations déterminées menées par Tsahal avaient permis d’éviter des infiltrations à l’intérieur du territoire israélien. Et de rappeler clairement : « Tsahal, le Shin Bet et la police sont prêts, avec des effectifs renforcés, à réagir à tout scénario ».

De son côté, Tsahal a résumé la journée de lundi à la limite de la bande de Gaza en indiquant que le nombre des émeutiers avait atteint le chiffre de 40 000 dans 13 points différents de la région, le long de la barrière.

Le porte-parole de l’armée israélienne a déclaré : « Tsahal agit et continuera à agir avec détermination contre les actions terroristes qui se sont répandues, conduites de façon méthodique par l’organisation terroriste Hamas. Toute opération terroriste entrainera de notre part une riposte cinglante. Nos forces sont résolues à accomplir leur mission consistant à protéger la souveraineté israélienne et les citoyens israéliens ».

Pour la journée de mardi, proclamée par les Palestiniens comme ‘Nakba’, ‘catastrophe’, le Hamas a annoncé son intention d’envoyer 100 000 ‘manifestants’. Selon Tsahal, des dizaines de milliers d’agitateurs pourraient provoquer une nouvelle fois les forces de sécurité israéliennes en tentant à nouveau de s’approcher de la barrière. Israël a adressé un message au Hamas, dans lequel il a affirmé qu’il n’hésiterait pas à s’en prendre à ses chefs si ces évènements violents se poursuivaient.

Au cours de la nuit, des unités spéciales ont été déployées le long de la barrière pour déjouer toute tentative du Hamas qui aurait pu profiter de l’obscurité pour introduire des commandos terroristes dans le sud d’Israël ou déposer des engins piégés près de la clôture.

Le ministre de la Défense Avigdor Lieberman a autorisé, sous les recommandations de Tsahal, de rouvrir le point de passage de Kerem Shalom, fermé provisoirement après une série d’incendies volontaires. Parallèlement à toutes ces mesures, la police a mobilisé près de 3 000 hommes qui patrouilleront à Jérusalem, et plus particulièrement dans la Vieille Ville, afin d’empêcher des troubles.

La Maison Blanche a commenté les violences palestiniennes de lundi en dénonçant l’attitude du Hamas, qu’elle considère comme responsable des morts de Gaza. Elle a souligné qu’Israël ‘avait le droit de se défendre’.

Claire Dana-Picard