Certains s’obstinent à ignorer ce scandale. Et pourtant, il est de notoriété publique que les terroristes, détenus dans des prisons israéliennes ou libérés, perçoivent un ‘salaire’ de l’Autorité palestinienne.

D’après des chiffres publiés par l’AP, celle-ci aurait octroyé en 2017 plus de 550 millions de shekels aux ‘détenus’ palestiniens et à ceux qui sont sortis de prison. Quant aux familles des terroristes ayant commis des attentats suicides, qu’ils aient été tués ou blessés, elles ont perçu au total cette année 687 millions de shekels.

Cela représenterait 7 % du budget de l’Autorité palestinienne. Pour exemple, un terroriste qui passe entre 3 et 5 ans en prison reçoit, d’après ce document, 2 000 shekels par mois. S’il a été condamné à une peine de 20 à 35 années de réclusion, il bénéficie d’une solde mensuelle de … 10 000 shekels jusqu’à la fin de sa vie !!

Mais ce n’est pas tout : si le terroriste est marié, il touchera 300 shekels de plus tous les mois et 50 shekels supplémentaires pour chaque enfant.

Pour mettre un terme à cette pratique honteuse, le ministère israélien de la Défense cherche à faire adopter une loi permettant d’empêcher ces versements au profit des terroristes et de leurs familles.

D’après l’ébauche de la loi, le ministre de la Défense devra présenter à la fin de chaque année à la commission ministérielle de la défense nationale un rapport résumant les données sur les sommes versées aux terroristes par l’Autorité palestinienne, directement ou indirectement.

Dès que le document sera ratifié, les autorités israéliennes pourront déduire ces sommes des fonds transférés par Israël à l’Autorité palestinienne dans le cadre du reversement des impôts prélevés par le gouvernement israélien. Le projet sera présenté dans quelques semaines à la commission ministérielle des Lois qui devra l’entériner avant qu’il soit adopté par la Knesset.

Claire Dana-Picard