La célèbre phrase ‘Le Mont du Temple est entre nos mains’, prononcée par le général Motta Gur lors de la reconquête de Jérusalem, le 28 Iyar 5727 (7 juin 1967), pendant la Guerre des Six Jours, n’a pas donné les résultats escomptés.

Malgré la victoire fulgurante d’Israël dans ce conflit éclair, le ministre de la Défense de l’époque, Moshé Dayan, a décidé de renoncer à la souveraineté d’Israël sur ce lieu saint du judaïsme et d’en confier les clés au Waqf musulman de Jordanie, qui l’occupait depuis 19 ans.

Israël paie encore aujourd’hui cette erreur avec, notamment, des violences régulières déclenchées par des Arabes sur le site. Les derniers affrontements ont été déclenchés la semaine dernière par des agitateurs qui n’ont pas apprécié que les autorités israéliennes installent, après l’assassinat de deux policiers israéliens dans le secteur, des portiques électroniques pour mieux contrôler les entrées des fidèles musulmans.

Alors que cette mesure était amplement justifiée, Israël a finalement cédé aux pressions extérieures et les a retirés au bout de quelques jours afin de favoriser un ‘retour à la normale’.

Toutefois, il apparait que les troubles récents sont dus également à d’autres facteurs, à savoir des incitations à la violence contre Israël du parlement jordanien, de l’Autorité palestinienne et même de Téhéran.

Ce contexte difficile a poussé le roi de Jordanie Abdallah II à se rendre cette semaine à Ramallah pour y rencontrer le chef de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas. Sa dernière visite date d’il y a cinq ans. Il devrait effectuer ce déplacement lundi et rester quelques heures seulement à Ramallah avant de rentrer à Amman.

Claire Dana-Picard