Cela fait 913 ans que l’un des plus grands commentateurs du Tanakh et du Talmud, le rabbin français Rachi, Rabbi Chlomo ben Itzhak, est décédé. Il s’est éteint le 29 Tamouz 4865 (1105).

Les explications de Rachi sont un outil indispensable pour toute personne étudiant la Tora ou la Guemara. On connait peu de détails sur sa vie. On sait toutefois qu’il a eu trois filles qui ont eu pour descendants les ‘Baalei Hatosfot’, Rabeinou Tam, le Rivam et le Rachbam.

Les commentaires de Rachi sont écrits dans des caractères différents, appelés Ktav Rachi, mais ils ne datent pas de son époque. C’est bien après son décès qu’ils ont été utilisés pour une raison tout à fait pragmatique : les distinguer du texte original.

Rachi a quitté à l’âge de 20 ans sa ville natale de Troyes (en Champagne) pour s’installer à Worms où il vécut pendant dix ans pour étudier dans des yeshivot locales.

Lorsqu’il est retourné à Troyes, il a participé activement à la vie de la communauté juive et a rejoint le tribunal rabbinique de la ville. Ses décisions ont alors eu un retentissement dans toute la région.

Selon les récits sur sa vie, il s’avère que deux qualités essentielles le distinguaient: sa modestie et sa simplicité. Malgré sa notoriété déjà acquise de son vivant grâce à ses écrits, Rachi n’a jamais hésité à indiquer parfois, dans ses commentaires, qu’il ‘ne savait pas’ ou bien qu’il ‘ignorait le sens’ de tel texte ou qu’il ‘s’était trompé’. Cette sincérité est une preuve supplémentaire de sa recherche de la vérité.