Tomasz Koncewicz, le directeur du Centre Juif de la ville d’Oswiecim, situé près de l’emplacement du camp de la mort nazi d’Auschwitz en Pologne, vient de lancer une nouvelle campagne de collecte de fonds.

Il compte réunir près de 10 000 dollars pour l’aménagement d’un grand parc-mémorial, avec explications et photos, à l’endroit où se trouvait la grande synagogue de la ville, brûlée par les Nazis en novembre 1939, peu de temps après l’invasion de la Pologne.

Il a expliqué à Aroutz Sheva que son projet avait pour but de ‘faire connaître à la population locale et au grand public l’histoire de cette synagogue et des Juifs d’ Oswiecim’. S’il parvient à le réaliser, les travaux débuteront au printemps 2019.

Les ruines de la grande synagogue d’Oświęcim détruite par les Nazis ont été démolies par la suite. Il faut savoir qu’au moment de l’invasion nazie, plus de la moitié de la population de la ville était juive. La communauté existait depuis plus de 400 ans et on comptait une vingtaine de synagogues dans la cité. Il y a également un vieux cimetière juif à Oświęcim qui est ouvert aux visiteurs.

On peut rappeler, dans ce contexte, que le Centre Juif d’Oświęcim a réussi il y a quelques années, grâce à des dons, à sauver la maison du dernier Juif de la ville, Szymon Kluger, décédé en 2000, l’année de la création du Centre. Sauvée de la destruction grâce aux sommes récoltées par le centre, elle est devenue le ‘Café Bergson’ et accueille une clientèle locale et de nombreux touristes qui peuvent voir sur place une exposition sur la vie juive à Oświęcim jusqu’à l’occupation nazie et assister à des conférences et à des activités culturelles liées à la vie juive.

Claire Dana-Picard