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BavardagesNous remarquerons d’abord que cette maxime est découpée en trois volets: 1. Ne bavarde pas trop avec la femme (al tarbé si’ha im haïcha) 2. Ceci est dit de sa femme, à plus forte raison de la femme de son prochain. 3. C’est de là que les Sages ont dit: «Celui qui parle beaucoup avec la femme se fait tort à lui-même, néglige l’étude de la Thora et finalement, il héritera du Géhinom» Deux approches différentes peuvent être discernées dans les commentaires de nos maîtres sur cette Michna. Mais nous préciserons d’abord le sens exact du terme si’ha (bavardage) et nous citerons les mots du Meïri, qui sont très clairs: «Le concept de si’ha correspond à des paroles qui n’ont pas d’intérêt véritable. Ainsi, le bavardage futile est appelé ‘si’ha bétéla’. (…) C’est donc intentionnellement que le Tana a choisi ce terme pour laisser clairement entendre qu’il ne s’agit pas ici des conversations utiles (sur des problèmes familiaux, concernant le couple ou tout autre sujet relevant d’un intérêt propre), qui ne sont en aucun cas répréhensibles. Car les pensées des interlocuteurs sont focalisées sur le sujet traité. C’est seulement le bavardage sans intérêt qui est ici déconseillé.» La première approche de nos maîtres interprète le terme haïcha (la femme) de la première phrase, comme se référant aux femmes en général. Dans la suite de la maxime, le Tana (auteur de la Michna) ajoute que cela est dit même au sujet de sa propre femme, et à plus forte raison donc pour la femme d’un autre. (Abarbanel, Roua’h-‘Haïm). La version dans la Beraïta de Avoth de Rabbi Nathan précise que la seconde partie de notre maxime ne parle pas de l’épouse de façon générale, mais seulement lorsqu’elle est impure (nida), donc interdite. Ceci dans le but d’éviter des discussions trop intimes, qui pourraient amener le couple à transgresser les lois sur les rapports conjugaux. Mais Rabbénou Yona et Maïmonide voient dans notre texte un conseil qui concerne l’épouse de façon générale, et même pendant les périodes permises. Pourquoi?
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