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Un feu dévorant Au sujet de la première phrase («Que ta maison soit une maison de réunion pour les Sages»), le Gaon de Vilna prend comme référence les mots de l’Ecriture: «(…) Et vous attachant à Lui (ouledovka bo)» (Deutéronome 11 22) Et le Gaon suit l’interprétation du Sifri sur ce même verset: «Est-il possible à l’homme de s’attacher (littéralement ‘se coller’) à D.ieu? Est-il capable de monter aux cieux? D’autant que le verset a déjà précisé: «Car l’Eternel ton D.ieu est un feu dévorant» (Deutéronome 4 24) Il faut donc le comprendre de façon différtente: c’est en s’attachant aux Sages et à leurs disciples que l’on pourra appliquer cet ordre divin, les sages étant les représentants de D.ieu sur terre. Il est intéressant de citer les mots de Maïmonidedans «Yad ha’hazaka» Hil’hoth Déoth 6 2 : «Il est un commandement positif (mitsvath assé) de se lier aux Sages et à leurs élèves pour s’imprégner de leur exemple et de leur enseignement comme l’exprime le verset: «Attache-toi à Lui(oubo tidbak) » (Deutéronome 10 20) Mais cela ne peut être interprété littéralement car comment l’homme peut-il se coller à la Divinité? Nos maîtres ont interprété ce commandement comme l’ordre de se lier aux Sages et à leurs disciples. C’est pourquoi l’homme est en devoir de faire tous les efforts pour épouser la fille d’un maître en Thora et pour donner sa fille en mariage à un érudit (Talmid ‘haham), de manger et de boire en compagnie de maîtres en Thora, de gérer les biens des ‘ha’hamim, et de créer avec eux tous les liens possibles. C’est ce qu’exprime le verset: «(…) Et vous attachant à Lui(ouledovka bo) » (Deutéronome 11 22) Et c’est ce que nos maîtres ont enseigné: «Couvre-toi de la poussière de leurs pieds et bois leurs parolesavec soif» (Avoth 1 4) On remarquera dans ce texte de Maïmonide que deux versets différents sont cités comme référence pour cette mitsva (ouledovka bo et oubo tidbak) Pourquoi Maïmonide ne se contente pas de la même citation tout au long du texte? Le Rav Avigdor Miller, dans son ouvrage «Torath Avigdor» (volume 2 p.92), nous éclaire sur le sens des paroles de Maïmonide. «S’attacher aux Sages pour s’imprégner de leur exemple et de leur enseignement est la consigne donnée par le premier verset, oubo tidbak. La répétition de cette idée et l’emploi de la forme ouledovka bo ajoute un nouvel élément, celui de créer des liens avec eux, quelqu’en soit la forme, et même si l’on n’a pas la possibilité de créer une vraie proximité avec les ‘ha’hamim. Car les sages possèdent la kedoucha (sainteté) qui agit sur tous ceux qui sont liés à eux. Ces deux façons d’agir font partie de la mitsva de s’attacher à la Divinité.
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