Parachat Pin‘has– La législation successorale

Le nom de Tselof‘had, de la tribu de Manassé, est surtout connu en liaison avec ses cinq filles, Ma‘hla, No‘a, ‘Hogla, Milka et Tirtsa, dont l’intervention auprès de Moïse a permis aux filles, en l’absence de descendants mâles, d’hériter de leur père (Bamidbar 26, 33 ; 27, 1 et suivants ; 36, 1 et suivants).
Selon la législation successorale instituée par la Tora, les filles n’héritent pas de leur père. La Tora leur donne cependant un droit de succession en l’absence de frère.

Mais cette faveur va être considérablement minimisée à la fin du livre de Bamidbar (36, 6), puisque les filles aptes à hériter devront obligatoirement épouser un membre de leur tribu.
Précisons cependant que cette restriction n’a eu cours que chez les femmes de cette génération et a été ensuite abolie (Baba Bathra 121a).
 

Diverses règles instituées par les rabbins ont complété cette législation sur les successions :
1. בנין דכריןכתובת  (« Clause des enfants mâles »), destinée à préserver les intérêts des fils de l’épouse décédée avant son mari en présence d’autres fils de celui-ci nés d’une autre épouse (Ketouboth 52b et Choul‘han ‘aroukhEvène Ha‘ézèr 111).
2. עישור נכסים (« Dixième des biens »), incitation faite aux héritiers mâles à offrir aux filles une part de leur héritage (Ketouboth 69a).
3. שטר חצי זכר (« Contrat d’une demi-part de ce qui revient aux mâles »), octroi aux filles par testament établi par le père d’une demi-part d’héritage. Cette institution a été surtout en honneur dans les milieux achkenazes (Voir Rema ad Choul‘han ‘aroukh‘Hochèn michpat 281, 7).

Il reste cependant toujours possible à un père de rétablir, par des dispositions testamentaires, l’égalité entre ses fils et ses filles.

Haftarath parachath Pin‘has– Jérémie prophète prédestiné
 

Le premier chapitre du livre de Jérémie, qui constitue la haftara de la parachath Pin‘has quand elle est lue, comme c’est le cas en cette année 2010, après le 17 tamouz, raconte par le menu le dialogue échangé entre Hachem et le prophète afin qu’il consente à remplir sa mission pour laquelle il avait été désigné dès le sein de sa mère (1, 5).

Cette prédestination en quelque sorte prénatale de Jérémie est unique, et aucun autre prophète biblique n’en a bénéficié. C’est ainsi que l’élection de Moïse, le plus grand d’entre eux, par Hachem a été déterminée par ses vertus ainsi que par la misère dans laquelle étaient plongés en Egypte les enfants d’Israël, et il n’est nulle part question d’un dessein divin qui l’aurait choisi dès sa conception (Chemoth 3, 1 et suivants).
 

Pour Rambam/Maïmonide (Guide des Egarés 2, 32), la particularité de l’élection de Jérémie tient à ce que ce prophète, s’il a hésité à s’engager dans la mission que Hachem avait décidé de lui confier, c’est parce que celle-ci allait faire de lui l’annonciateur des destructions qui s’abattraient bientôt sur Israël.

Ayant constaté cette réticence, Hachem a vu dans la révélation de cette prédestination, qui n’était rien d’autre, somme toute, que celle d’un des Ses secrets, un moyen de le réconforter et de lui faciliter sa difficile mission. Mais c’est bien son éducation et ses qualités personnelles, et non une fatalité inéluctable, qui ont fait de Jérémie ce qu’il a été.

Jacques KOHN zal

Reste des articles

Le 17 Tamouz : Réflexions estivales

Dans le Midrach (Yalkout Chimoni, chapitre 29), on peut lire : « Rabbi Lévy a déclaré : ‘Le Saint Béni Soit-Il voulut gratifier le peuple d’Israël de fêtes à chacun des mois de l’été. En Nissan, Il lui donna Pessa’h. En Iyar, le ‘petit Pessa’h’. En Sivan, Il lui donna Atsérèt [Chavouot]. Et en Tamouz, D.ieu pensait leur offrir un grand rendez-vous (Moèd), mais les membres du peuple d’Israël firent le Veau d’or, au point où Tamouz, Av et Eloul furent annulés !

A propos de la prophétie de Bilaam…

Bilaam est considéré par nos Sages comme « le plus grand prophète des nations ». Effectivement, la Torah précise à son propos qu’il était capable de déceler « l’infime instant quotidien de la Colère divine ».

Amalek à en perdre la tête

Dans la bouche de Bilaam, le prophète de mauvais augure délégué par le roi Balak, la nation d’Amalek est qualifiée en ces termes : « Amalek est à la tête des peuples ». Or, cette désignation de « Réchit » - qui évoque à la fois la tête, le commencement et l’éminence d’un peuple – s’avère être le caractère propre d’Amalek et précisément ce qui le conduit tout droit à sa perte…

Un Musulman du Koweït découvre qu’il est juif

"Le hasard fait bien les choses", dit le dicton. Sauf que dans l’histoire que nous allons vous conter, relatée dans un magazine télévisé d’une chaîne israélienne (Aroutz 2), on a davantage l’impression que c’est la Providence divine qui est à l’origine de l’aventure qu’a vécue Mordeh’aï Halawa, âgé aujourd’hui de 34 ans, né au Koweït dans une famille musulmane.

Le jeûne du 17 Tamouz

« Ainsi parle l’Eternel : le jeûne du quatrième mois, le jeûne du cinquième mois, le jeûne du septième mois et le jeûne du dixième mois seront pour la Maison d’Israël des jours de joie, de réjouissance et de fête ; et la paix et la vérité, chérissez-les ! » (Zekharia 8, 19).

Le "Schindler britannique" est mort à 106 ans

Tony Blair l'avait surnommé le "Schindler britannique". Nicholas Winton, à l'origine du sauvetage de 669 enfants dans les mois précédant l'ouverture de la Seconde guerre mondiale, est décédé mercredi, à l'âge de 106 ans.

Un musée juif en Alaska

Un des objectifs:  rendre hommage aux pilotes de la compagnie Alaska Airlines qui ont joué un rôle important dans l’opération "Tapis volant" qui a permis l’Alya de près de 50 000 Juifs yéménites dans les années 50.  

Le paradoxe de Bilaam

Les péripéties du sombre Bilaam sont porteuses de nombreux enseignements. Les multiples paradoxes de ce personnage, qui atteignit de hauts niveaux de prophétie et qui, dans le même temps, était capable de commettre les pires abjections, fascinent et interpellent.

La parabole de la semaine: Balak

Après avoir essuyé un premier refus de la part de Bilaam, Balak lui envoie une seconde fois des messagers pour le convaincre de maudire le peuple hébreu. Bilaam refuse à nouveau, arguant que D.ieu ne lui a pas donné l’autorisation. « Bilaam répondit en ces termes aux serviteurs de Balak: "Quand Balak me donnerait de l'argent et de l'or plein son palais, je ne pourrais contrevenir à l'ordre de l'Éternel mon D.ieu, en aucune façon." » (Bamidbar 22, 18)

Levaya de Mala'hi Rosenfeld

Le jeune Mala'hi Rosenfeld, 25 ans, assassiné dans une attaque terroriste près de Shevout Rahel, a été inhumé mercredi martin dans la localité de Kokhav Hashahar. Des milliers de personnes ont participé aux obsèques.