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Parachath A‘harei moth - « A tout moment » dans le sanctuaire
Il est écrit ( Wayiqra 16, 2) que Aaron ne doit pas « entrer à tout moment dans le sanctuaire ». Cette expression semble interdire sa présence permanente, mais permettre des visites occasionnelles. Or, le kohen gadol ne peut entrer dans le sanctuaire qu'une seule fois par an, le jour de Yom Kippour . Pourquoi une formulation aussi imprécise ?
Le rôle du Satan est de nous inciter continuellement au péché. Or, la Guemara ( Yoma 20a) fait observer que la valeur numérique du mot hasatan (« le Satan ») est de 364. Pendant ces trois cent soixante-quatre jours, il a le droit de nous provoquer. Mais le trois cent soixante-cinquième jour de l'année solaire, celui de Kippour , il n'en a pas la permission.
L'expression « à toute heure » employée par la Tora signifie par conséquent que le kohen gadol ne doit pas entrer « en tous temps », n'importe quel jour « ordinaire » de l'année. Le seul jour où il en a le droit – et le devoir – est Yom Kippour , ce jour particulier que l'on ne peut comparer avec les autres de l'année.
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Haftarath Chabbath ha-gadol – Un « grand » Chabbath ?
Le Chabbath ha-gadol , qui précède la fête de Pessa‘h , est associé à une haftara qui a été empruntée au troisième chapitre de Malachie (4 à 24), le dernier des prophètes scripturaires.
D'où vient ce nom de Chabbath ha-gadol ?
Dire de lui qu'il est un « grand Chabbath » soulève des difficultés.
La première est que, conformément aux règles de grammaire hébraïque, lorsqu'un adjectif qualificatif est précédé du préfixe ha , le même préfixe doit accompagner le substantif auquel il se rapporte. On devrait donc dire : ha-Chabbath ha-gadol .
Une autre difficulté provient de ce que le mot « Chabbath » est du genre féminin. C'est ainsi que la Guemara , en de nombreux endroits comme Chabbath 118b, parle de « chetei Chabbatoth » (au féminin), et jamais de « chenei Chabbatoth » (au masculin).
En réalité, si ce Chabbath est appelé « ha-gadol », c'est par référence à notre haftara . Nous y lisons en effet : « Voici, je vous envoie Elie, le prophète, avant que vienne le jour de Hachem , le grand ( ha-gadol ) et le terrible » (Malachie 3, 23).
En d'autres termes, le nom que porte ce Chabbath provient de ce qu'il est associé à ce verset qui annonce « le jour de Hachem , le grand ». C'est par conséquent le « Chabbath où l'on dit : “le grand” ».
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Je vous souhaite, ainsi qu'à tous les vôtres, une joyeuse fête de Pessa‘h .
Jacques KOHN.
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