La Floride s’est bien préparée à l’arrivée de l’Ouragan Irma qui avait déjà dévasté sur son passage les îles de St Martin et de St Barthélemy ainsi que Cuba avant d’arriver aux Etats-Unis.

Une grande partie de la population américaine, suivant les recommandations des autorités, a quitté la région. Plus de 5 millions et demi d’habitants ont été ainsi évacués. D’autres sont restés et ont dû affronter la tempête. Près de 600 000 familles juives vivent dans cet Etat. La majorité d’entre elles ont abandonné leur domicile pour se rendre dans un lieu plus sûr.

Les vents ont soufflé très fort, les rues ont été inondées et les résidents qui sont restés se sont enfermés chez eux. D’après le bilan publié par les médias, au moins trois personnes auraient trouvé la mort et des milliers d’autres ont eu recours à des soins médicaux. Bien que la tempête se soit quelque peu calmée, elle constituerait toujours un danger.

Malgré cette situation difficile, avec de très nombreux foyers privés d’électricité et de moyens de communication, les cours de Tora se sont poursuivis dans le nord de Miami Beach, indique le site d’informations Yeshiva World News. Il cite l’exemple de la Yeshiva et du Kollel ‘Beth Moshé Hayim’, considérés comme l’une des institutions religieuses les plus importantes du sud-est des Etats-Unis, où l’étude n’a pas été interrompue un seul instant.

Pour Habad, dans les zones qualifiées de dangereuses, le centre éducatif mondial du mouvement à  New York, Merkos L’inyonei Chinuch, a demandé aux Chlouhim d’évacuer leur famille et de rentrer chez eux à la fin de la tempête. C’est ce qu’a indiqué le site Kikar Hashabat. Dans d’autres régions se trouvant sur la ligne de l’ouragan sans que la menace ne soit précise, a-t-il ajouté, des émissaires sont restés pour organiser des offices et soutenir des sinistrés en leur apportant un réconfort physique et moral.

Le président des Etats-Unis Donald Trump a annoncé que les dégâts causés en Floride seraient rapidement réparés. Déclarant l’état de catastrophe naturelle dans les zones touchées, il a indiqué que cela permettrait aux sinistrés de recevoir des dédommagements complets. Il a ajouté qu’à l’heure actuelle, il s’inquiétait surtout pour les vies humaines.

Claire Dana-Picard