Pas de Malédictions mais des bénédictions cachées !!

 

Vers la fin du livre de Dévarim, qui est essentiellement composé des reproches formulés au peuple hébreu par Moché avant son décès, apparaissent les plus sévères remontrances de la Torah, exposées dans la paracha de Ki Tavo.

Dans ces remontrances, le Saint béni soit-Il met en garde Israël de ne pas violer Sa parole, sous peine de subir des châtiments plus terribles les uns que les autres. Mais avant cette longue liste menaçante, la Torah énonce une série de bénédictions.
Or, il est intéressant de constater que les malédictions de cette paracha – aussi que de celle de Bé’houkotaï – occupent une place nettement plus importante que les bénédictions. Les grands auteurs de notre tradition relèvent cette singularité et expliquent que, si les malédictions semblent plus nombreuses, les bénédictions les dépassent cependant de loin en termes de valeur et de qualité.
Dans le même ordre d’esprit, nous devons saisir que les malédictions n’ont rien d’un ordinaire châtiment, et encore moins d’une forme de vengeance. Le peuple juif est le fils chéri du Saint béni soit-Il, et un père ne punit pas vainement ses enfants, et ne se venge pas d’eux. Toutes les menaces de notre paracha ne doivent être envisagées que comme des maux nécessaires, employés par un Père désireux de ramener Ses enfants sur la bonne voie.
 Sans efforts
Les bénédictions de notre paracha débutent avec ces mots : « Si tu obéis à la voix de l’Eternel (…) toutes ces bénédictions se réaliseront pour toi et te rattraperont » (Dévarim 28, 1-2). Les commentateurs s’interrogent : qu’est-ce que la Torah entend en disant que ces bénédictions nous « rattraperont » ?
Selon le Ibn Ezra, le Sforno et Rabbénou Bé’hayé, cela signifie que ces bienfaits surviendront sans même que nous ayons à fournir d’efforts. Car parfois, il faut peiner abondamment ou engager des ressources importantes pour que la bénédiction se réalise. Or ici, la Torah nous assure que tous ces bienfaits surviendront pour ainsi dire d’eux-mêmes, sans la moindre contribution de notre part, comme s’ils nous poursuivaient.
Mais ces commentateurs ne manquèrent pas de noter que dans la malédiction, nous trouvons également la même expression : « Ces malédictions te rattraperont » (ad loc. 15 et 45). Dans ce contexte, que signifie-t-elle ?
D’après le Sifté Tsadik, cela signifie que les malédictions atteindront leur but, qui est de délivrer l’homme des ténèbres de la faute, et l’aideront à s’extirper de l’abîme dans lequel il s’est enlisé. En effet, tous ces châtiments énoncés par la Torah ne sont que des « détonateurs », capables de déclencher chez l’homme un processus de repentir. Et si le peuple juif répond correctement à cet appel, les malédictions auront alors atteint leur objectif.
Le Sifté Tsadik cite à ce propos un versets des malédictions de Bé’houkotaï : « Je vous châtierai, Moi aussi » (Vayikra 26, 28), que le Zohar commente en disant que D.ieu S’inclut Lui-même dans le châtiment de Ses enfants. C’est à l’image d’un roi contraint et forcé de chassé son fils loin du palais. Mais par crainte de voir son enfant se perdre, le roi quitte lui aussi son palais et suit son fils dans son exil.
 Tel que tu es !
Une autre explication à cette expression, dans le contexte de la bénédiction, est rapportée au nom de Rabbi Bounam de Pchis’ha. L’Admour Rabbi ‘Hanokh d’Alexander rapporte en son nom que cela signifie que les bénédictions nous rejoindront et nous laisseront intacts. En effet, il arrive souvent que lorsqu’une personne modeste, généreuse et sans prétention accède à la dignité, son attitude change du tout au tout à l’égard de ses semblables.
Déjà dans les versets de la Torah, nous trouvons l’évocation de ce phénomène. Le verset dit ainsi : « Yéchouroun, engraissé, s’est rebellé » (Dévarim 32, 15), et le roi Chlomo nous met aussi en garde : « Il est un mal cuisant (…) c’est la richesse amassée pour le malheur de celui qui la possède » (Kohélet 5, 12).
C’est à l’égard de ce genre de phénomènes que la Torah nous assure ici que les bénédictions nous rejoindront sans entraîner ce genre de conséquences regrettables. Les bénédictions seront si complètes qu’elles ne conduiront pas celui qui en bénéficie à régresser spirituellement ; ou comme l’exprime le Sfat Emet : « De sorte que l’homme maintienne son dévouement au Créateur intact, même après qu’il jouira de tout ce bien ».
 Des malédictions qui n’en sont pas
Le Talmud (Moed Katan 9/a) raconte que Rabbi Chimon bar Yo’haï envoya un jour son fils, Rabbi Elazar, chez deux Sages du nom de Rabbi Yonathan ben Assamoï et Rabbi Yéhouda ben Guérim pour qu’ils reçoivent leur bénédiction. Mais ces derniers lui souhaitèrent des choses fort effrayantes : « Tu sèmeras mais tu ne récolteras pas (…) Ta maison sera détruite… ». De retour chez son père, Rabbi Elazar se plaignit que non seulement ces Sages ne l’avaient pas béni, mais lui avaient de surcroît promis des choses déplaisantes. Rabbi Chimon lui expliqua alors que derrière ce qu’il prenait pour des malédictions, se cachaient en vérité de magnifiques bénédictions. Et ce, parce qu’il devait aller au-delà des apparences et comprendre le sens profond de leurs paroles.
Dans le même ordre d’idées, les malédictions de notre paracha ne doivent pas être prises seulement au sens littéral. Derrière les malheurs qu’elles annoncent, nous devons comprendre que se cachent des bienfaits formidables. Pour preuve, écrit le Sifté Cohen, ces malédictions commencent avec le mot « Véhaya », dont les lettres sont identiques à celles du Tétragramme, qui évoque l’Attribut de Miséricorde. Ceci nous apprend que même ce qui apparaît à nos yeux comme synonyme de mal et de douleur, trouve en vérité sa source dans la Miséricorde divine. Par Yonathan Bendennnoune,en partenariat avec Hamodia.fr

 

Publier un nouveau commentaire

Le contenu de ce champ sera maintenu privé et ne sera pas affiché publiquement.
  • Les adresses de pages web et de messagerie électronique sont transformées en liens automatiquement.
  • Les lignes et les paragraphes vont à la ligne automatiquement.
  • You may use [view:name=display=args] tags to display views.

Plus d'informations sur les options de formatage

CAPTCHA
Cette question permet de s'assurer que vous êtes un utilisateur humain et non un logiciel automatisé de pollupostage.
CAPTCHA visuel
Entrez les caractères de l'image ci-dessus (lettres minuscules).

Reste des articles

Prière du CHLAH HAKADOCH: la prière des parents pour leur enfants

Prière du CHLAH HAKADOCH pour la réussite dans l'éducation des enfants
à réciter particulierement en cette  veille de Roch 'Hodech Sivan

אַתָּה הוּא ה´ אֱלֹהֵינוּ עַד שֶׁלֹּא בָרָאתָ הָעוֹלָם, וְאַתָּה הוּא אֱלֹהֵינוּ מִשֶּׁבָּרָאתָ הָעוֹלָם, וּמֵעוֹלָם וְעַד עוֹלָם אַתָּה אֵל. וּבָרָאתָ עוֹלָמְךָ בְּגִין לְהִשְׁתְּמוֹדָעָא אֱלָהוּתָךְ בְּאֶמְצָעוּת תּוֹרָתְךָ הַקְּדוֹשָׁה, כְּמו שֶׁאָמְרוּ רַבּוֹתֵינוּ זִכְרוֹנָם לִבְרָכָה, "בְּרֵאשִׁית", בִּשְׁבִיל תּוֹרָה וּבִשְׁבִיל יִשְׂרָאֵל, כִּי הֵם עַמְּךָ וְנַחֲלָתְךָ אֲשֶׁר בָּחַרְתָּ בָּהֶם מִכָּל הָאֻמּוֹת, וְנָתַתָּ לָהֶם תּוֹרָתְךָ הַקְּדוֹשָׁה, וְקֵרַבְתָּם לְשִׁמְךָ הַגָּדוֹל.

Netanyahou : « Je ne diviserai jamais Jérusalem »

Le Yom Yeroushalayim a été célébré ce dimanche en Israël dans la joie et les chants. Des dizaines de milliers de personnes ont participé dans l’après-midi à la marche qui a pris son départ dans les rues du centre de la capitale avant d’aboutir au Kotel, dans la Vieille Ville de Jérusalem.

Comment réagir aux mariages mixtes ?

Le mariage du fondateur de Facebook avec une non-juive pose à nouveau le problème des unions mixtes, de plus en plus nombreuses de nos jours. Mais réagit-on de la bonne façon à ce fléau ? Fait-on ce qu’il faut pour réveiller les consciences ? C’est la question que se pose une universitaire israélienne qui estime qu’on a tort de considérer ce problème uniquement sous un angle religieux.

Une attaque terroriste évitée de justesse !

 Grâce à la vigilance du capitaine Matan Salomon, une attaque terroriste a été évitée ce dimanche dans la région du Goush Etsion, au Sud de Jérusalem.

Le jeune Juif géorgien victime d’une balle perdue ?

Le jeune Juif géorgien Yaakov ben Mordechai Manasharshivili z’l, qui a trouvé la mort vendredi après-midi à Moscou, a-t-il été tué par un voyou ou s’agirait-il plutôt d’un malheureux accident ? C’est la question que se pose à présent un site israélien (bhol.co.il ).

Une présidente juive en Argentine !

Plutôt insolite pour un pays où la population catholique est largement majoritaire. Et pourtant c’est arrivé ! Mais pour une journée seulement.  De quoi s’agit-il ? L’Argentine a nommé pour une durée très limitée, pas plus de 24 heures, Beatriz Rojkés de Alperovich, qui est juive, à la tête de l’Etat.

Jérusalem : une population harédit très importante !

D’après des statistiques établies à l’occasion du Yom Yeroushalayim, il s’avère que les Harédim  de Jérusalem constituent la composante la plus importante de la population juive de la capitale d’Israël. 

Jérusalem à l’honneur !

Yom Yeroushalayim est une journée particulière, non seulement pour les habitants de la capitale d’Israël mais également pour tous les Israéliens conscients des miracles dont a bénéficié le peuple juif lors de la Guerre des Six Jours, en 1967.  

Un jeune Juif tué à Moscou

Un jeune Juif de Moscou, d’origine géorgienne, a été tué vendredi après-midi alors qu’il tentait de séparer deux bandes de voyous non juifs qui se querellaient. L’un d’entre eux n’aurait pas hésité à sortir une arme et à tirer à bout portant dans sa direction, le blessant mortellement.

Grande soirée de Gala 2012 des Institutions Bnei Torah dimanche 20 Mai

Les Institutions Bnei Torah et le Rav Dov Lumbroso-Roth sont heureux de vous convier à leur grande soirée de mobilisation qui aura lieu

 Le Dimanche 20 mai
Dans les salons Haya Mouchka
49 rue Petit
 75019 Paris

Réservez votre soirée et appelez-nous au 01 42 40 48 05 

Venez nombreux  et mobilisons nous !!Alors réservez vite vos places pour cette  grande soirée !

Reservation  tel : 0142404805 ou contact @bneitorah.com
 

Réservez vite vos places !
les 100 premières sont à 70 euros
Soutien : 260 Euros/couple (reçu CERFA)

Reservation: Place 70 euros/personne

 Reservation: Couple 260 euros (Cerfa)

Pour soutenir nos actions : Dons


 

ou envoyer votre règlement par chèque à
Association Bnei Torah
64 rue de Crimee
75019 Paris