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NASSO : Abstinence ou plénitude ? par le Rav Eliahou Elkaïm
La paracha de cette semaine parle du nazir , cet homme dont le voeu engage à se priver de vin et à ne pas se couper les cheveux. La Thora le considère comme un homme saint, et par ailleurs, le voit comme un fauteur. Comment comprendre cette apparente contradiction?
Parachath Nasso : A propos du "Nazir" par le Rav Schlamme
La paracha Nasso est certes très riche en thèmes successifs et variés : il est donc crucial de découvrir le « fil conducteur » qui expliquerait que cet ordre de présentation n’a rien de fortuit…
Relève [le nombre de] têtes des fils de Guerchon. (4, 22)
Nous lisons dans le Midrach (Bamidbar Rabba 6, 1) :
« Relève le nombre de têtes des fils de Guerchon Cela est en harmonie avec le verset (Michlei 3, 15) : [La sagesse] est plus précieuse que les perles (peninim).
Paracha nasso :Trois familles – trois époques
Le début de la paracha de Nasso est en vérité la continuité de la précédente, Bamidbar. Dans les derniers versets de celle-ci, D.ieu ordonna de recenser la première famille issue de Lévi, à savoir celle de Kéhat : « Qu’on fasse le relevé des têtes des enfants de Kéhat, selon leurs familles par maisons paternelles… » (4, 2). Notre paracha débute avec le recensement de la seconde famille : « Qu’on fasse aussi le relevé des têtes des enfants de Guerchon… » (4, 21) puis de la troisième famille des Lévites : « Les enfants de Mérari, selon leurs familles par maisons paternelles, tu les recenseras » (4, 29).
La parabole de la semaine: Nasso
Le Midrach rapporte que le mont Sinaï fut choisi parmi d’autres montagnes bien plus impressionnantes précisément en vertu de sa modestie, car la Torah ne peut se révéler et exister que dans l’humilité.
Paracha nasso : La bénédiction des Cohanim
C’est dans la paracha de Nasso que figure la bénédiction des Cohanim : « Voici comment vous bénirez les enfants d’Israël ; vous leur direz : ‘Que l’Eternel te bénisse et te protège.’ ; ‘Que l’Eternel fasse rayonner Sa face sur toi et t’accorde la grâce.’ ; ‘Que l’Eternel dirige Sa face vers toi et t’accorde la paix.’ » (Bamidbar 6, 23-26).
Paracha Nasso : L'après Chavouoth
Pour ceux qui évoluent quotidiennement dans le monde de la Torah, la fête de Chavouot ne s’est en fait pas terminée. Elle nous accompagne de son intense présence et trace même la voie du futur ! Par contre, pour tous ceux qui n’ont pas eu la chance d’aborder la fête à son haut niveau spirituel, ce « moment » du calendrier hébraïque est derrière eux et ils l’ont oublié.
Voici comment vous bénirez les enfants d’Israël
Nos Sages disent que c’est par le mérite de la bénédiction des Cohanim que le monde se maintient : « Rabbi Yo’hanan dit : que signifie le verset : ‘Tant que Moché gardait les bras levés, Israël avait le dessus’ ? Ceci nous apprend que le monde ne se maintient que par le mérite de la bénédiction des Cohanim ! » Ceci est encore plus vrai en période d’exil, lorsque les dangers menaçant l’existence se multiplient à chaque génération.
Parachath Nasso – La bénédiction des kohanim
Lorsque les kohanim récitent la bénédiction sacerdotale (Bamidbar 6, 23 et suivants), ils doivent obligatoirement être déchaussés (Choul‘han ‘aroukh Ora‘h ‘hayyim 128, 5).
Devinette: Trois longueurs en commun
Qu’ont en commun la plus longue paracha de la Tora, le plus long des Psaumes et la plus longue massékheth de la Guemara ?
NASSO : Abstinence ou plénitude
Rav Eliahou Elkaïm de
La paracha de cette semaine parle du nazir , cet homme dont le voeu engage à se priver de vin et à ne pas se couper les cheveux. La Thora le considère comme un homme saint, et par ailleurs, le voit comme un fauteur. Comment comprendre cette apparente contradiction?
Plusieurs textes de nos maîtres sur le sujet du nazir , semblent contradictoires, mais sont en réalité les différentes facettes d'une même entité. La Thora propose différentes méthodes pour atteindre la Kedoucha , sainteté, et c'est l'occasion de découvrir un chemin de vérité à travers les excès, qui sont autant d'écueils.
NASSO
Relève [le nombre de] têtes des fils de Guerchon. (4, 22)
Nous lisons dans le Midrach (Bamidbar Rabba 6, 1) :
« Relève le nombre de têtes des fils de Guerchon Cela est en harmonie avec le verset (Michlei 3, 15) : [La sagesse] est plus précieuse que les perles (peninim). Bien que Guerchon fût l'aîné [des fils de Léwi], et que l'Ecriture témoigne toujours du respect au premier-né, du fait que Qehath portait l'Arche contenant la Tora, c'est à lui que le Texte a accordé la préséance, puisqu'il est écrit d'abord (supra 4, 2) : Relève [le nombre de] têtes des fils de Qehath, et ensuite seulement : ?Relève [le nombre de] têtes des fils de Guerchon. Cela étaye bel et bien le verset : [La sagesse, à savoir la Tora] est plus précieuse que les peninim : [Elle est plus chère] que le premier-né, [à savoir] celui sorti des entrailles maternelles au début selon [la signification de ce mot dans] (Routh 4, 7) : Tel était [le procédé] au début (lifenim), en Israël. »Mais cela suscite une autre question, fait remarquer le Kelé Yaqar : Pourquoi le transport de l'Arche n'a-t-il pas été confié a priori aux fils de Guerchon, en tant que descendants de l'aîné des enfants de Léwi ?
Paracha et Haftara Nasso
Parachath Nasso Sota et nazir
Parmi les divers sujets qui sont traités dans la parachath Nasso , on trouve les lois concernant la sota (« femme soupçonnée d'adultère ») et celles du nazir (« abstème »).
Pour expliquer cette proximité insolite, la Guemara (voir notamment Berakhoth 63a) recommande à celui qui a vu la sota dans sa déchéance de s'abstenir comme nazir de consommer du vin.
































