Le départ d’Israël de l’Unesco, dont il était membre depuis 1949, a été officialisé suite à un ordre adressé la semaine dernière par le Premier ministre Binyamin Netanyahou à son ambassadeur Carmel Shama Hacohen.

Ce dernier a été chargé de transmettre cette décision à la nouvelle directrice de l’organisation de l’Onu, Audrey Azoulay. Le diplomate israélien lui a communiqué l’information samedi soir. Audrey Azoulay a confirmé que la demande avait été agréée : « En ma qualité de directrice générale de l’Unesco, j’ai reçu aujourd’hui la notification officielle du gouvernement israélien concernant le retrait d’Israël de l’Organisation à la date du 31 décembre 2018 ».

Elle a ajouté : « C’est au sein de l’Unesco, et non pas en dehors d’elle, que les États peuvent le mieux agir pour contribuer à résoudre des différends qui touchent aux domaines de compétence de l’organisation ».

Elle a encore estimé qu’Israël avait ‘toute sa place au sein d’une institution engagée dans la défense de la liberté d’expression, dans la prévention de l’antisémitisme et du racisme sous toutes ses formes et qui a développé un programme unique d’enseignement de la mémoire de la Shoah et de prévention de génocides ».

De son côté, Carmel Shama Hacohen a réitéré ses critiques envers l’Unesco, estimant que l’organisation internationale ‘avait battu tous les records de l’hypocrisie, de provocations et de mensonges à l’encontre d’Israël et du peuple juif tout en dépravant ses principes fondamentaux nobles par une politisation et un terrorisme diplomatique qui parfois frôlent l’antisémitisme.

Il a encore précisé ‘qu’Israël et le peuple juif, qui symbolisaient depuis toujours, et aujourd’hui plus que jamais, l’innovation et le progrès dans des questions essentielles concernant l’Unesco, à savoir la science, l’éducation et la culture, devraient normalement être les premiers à apporter leur contribution à l’organisation et à ses activités et les derniers à la quitter’.

Claire Dana-Picard