Le rabbin Moshé Raskin et son épouse Yoh’eved ont quitté Israël en octobre dernier pour s’installer en Ouganda qui devient ainsi le 100e pays dans le monde avec une représentation H’abad.

Ils ont déménagé avec leur tout jeune fils Menah’em Mendel dans la capitale, Kampala, et ont ouvert sur place le premier Beth H’abad d’Ouganda.  Leur mission a été annoncée officiellement à New York au cours de la Conférence annuelle des Chlouh’im (Kinous Hachelouh’im) qui a réuni cette semaine près de 4 500 délégués venus du monde entier.

H’abad s’est implanté dans d’autres pays cette année : au Monténégro, à Nassau, capitale des Bahamas, et même dans la petite île de Curaçao, dans les Caraïbes. Des Batei H’abad ont également été ouverts récemment au Laos et en Nouvelle-Calédonie, archipel d’Océanie situé dans l’océan Pacifique Sud.

Sur le site officiel de H’abad, il est précisé que le mouvement h’assidique est en contact avec ‘la petite mais dynamique communauté d’Ouganda’ depuis 1999.

Cela date de l’installation du rabbin Shlomo Bentolila et de son épouse Miriam à Kinshasa au Congo, pour diriger les activités H’abad de Centre-Afrique.

L’Ouganda a connu des heures difficiles entre les années 1971-1979 sous la dictature d’Idi Amin Dada, qui a permis, en juillet 1976, à des terroristes palestiniens de faire atterrir à l’aéroport d’Entebbe un avion venant d’Israël qu’ils avaient détourné avec plus d’une centaine d’otages. Ces derniers ont été libérés grâce à une action spectaculaire d’un commando de Tsahal venu les sauver. Malheureusement, cette intervention a fait plusieurs victimes dont le frère du Premier ministre, Yoni Netanyahou, qui commandait l’opération.

Ces dernières années, précise le site, le régime s’est stabilisé en Ouganda qui connait à l’heure actuelle un grand essor économique  avec l’ouverture de marchés sur la scène internationale. Près de 400 Juifs, pour la plupart des Israéliens, y vivent toute l’année et des diplomates juifs et des membres d’ONG du monde entier y arrivent fréquemment.

La famille Raskin s’est rendue à Kampala pour y passer les fêtes de Pourim et de Pessah’ et voir sur place si l’endroit leur convenait. Le rabbin Raskin a déclaré, depuis New York, que cela leur avait tout de suite plu et qu’ils avaient donc pris la décision de s’y établir.

Claire Dana-Picard