Pour la première fois,  plus de cinquante ans après la guerre des Six Jours, le Caveau des Patriarches (Maarat Hamah’pela) à Hévron, la Tombe de Rachel (Kever Rah’el) à Bethlehem, et la tombe du prophète Samuel, ont obtenu officiellement le statut de lieux saints conformément à une loi spéciale appliquée en Judée-Samarie.

Cette loi, qui prévoit la supervision et la préservation de ces endroits faisant partie du patrimoine juif d’Israël, est déjà en vigueur au Mur occidental, dans la Vieille Ville de Jérusalem, à la tombe de Rabbi Shimon bar Yoh’aï à Meron et à d’autres endroits sacrés d’Israël.

Cette nouvelle réglementation a été signée la semaine dernière, à l’initiative de l’administration civile, par plusieurs officiers dont le général de brigade Achvat Ben Hur, directeur de l’administration civile. Le ministère des Cultes a salué chaleureusement cette décision.

En fait, cela fait près de cinquante ans qu’un tel ordre de préservation des lieux saints a été publié : il prévoit la protection de tous ces sites se trouvant en Judée-Samarie afin d’éviter toute profanation ou toute atteinte à la liberté de s’y rendre pour toutes les religions.

Une rencontre est prévue ces prochains jours entre le directeur général du Centre national du développement des lieux saints, Rav Yossef Schwinger, et l’officier d’état-major chargé des questions religieuses au sein de l’administration civile, Shaoul Batish, pour mettre rapidement en place ces nouvelles mesures.

Claire Dana-Picard