Israël a-t-il des chances de récupérer les restes d’Eli Cohen hy’d, mort tragiquement à Damas il y a 53 ans ? Des tractations seraient en cours avec les autorités syriennes.

Le site d’Aroutz Sheva a indiqué que ‘d’après le journal koweitien Al Jarida dont les informations seraient fiables, ses ossements, identifiés par un examen ADN, pourraient être restitués prochainement à sa famille’.

La veuve d’Eli Cohen, Nadia Cohen, a réagi au micro d’Aroutz Sheva à cette information pour dire qu’elle ne lui accordait aucun crédit. Elle a ajouté : « Des amis qui ont lu le journal koweitien m’en ont parlé et j’ai ensuite consulté, bien entendu, des responsables du Mossad et n’ai reçu pour l’instant aucune réponse définitive. J’ai parlé avec une employée qui m’a dit qu’il n’y avait rien, mais j’attends quand même une réaction du patron du Mossad ».

Pour permettre ce transfert, a-t-il été précisé dans l’article, Israël se serait engagé à ‘assouplir ses positions concernant le déploiement des forces de l’armée syrienne à la frontière Nord’.

Les services de renseignements israéliens auraient obtenu des informations précises sur l’endroit où il a été enterré et sur ses biens personnels que détiennent les autorités syriennes.

Envoyé en mission en Syrie pour recueillir des informations importantes pour la sécurité d’Israël, Eli Cohen a été surpris en 1965 par les autorités syriennes au moment où il communiquait avec ses supérieurs en Israël. Accusé d’espionnage au profit d’Israël, il a été condamné à mort et exécuté quatre mois plus tard, le 16 Iyar 5725 (18 mai 1965), sur la place de Damas.

Depuis cette époque, sa famille a essayé en vain de localiser sa tombe et de le faire enterrer en Israël. Mais malgré les nombreuses négociations menées au cours des dernières décennies avec la Syrie, aucun progrès n’a été enregistré.

Claire Dana-Picard