A moins d’une semaine de Lag BaOmer, les préparatifs battent leur plein à Méron, en Galilée, où on attend, comme chaque année, des dizaines de milliers de personnes. C’est un lieu de pèlerinage très prisé dans le pays et c’est là également que de très nombreux parents organisent la première coupe de cheveux de leur fils, lorsqu’il atteint l’âge de 3 ans.

Cette coutume, observée au départ par les Hassidim, s’est répandue dans de nombreux milieux qui ont adopté à leur tour cette pratique, grâce à la beauté du geste et le symbole qu’il véhicule.

Mais que fait-on des cheveux, souvent très longs, des enfants arrivés à cet âge de raison ? L’association Lev Malka, qui prend soin d’enfants atteints du cancer et de leurs proches, a lancé un appel à toutes les familles qui vont à Méron pour la « ‘Halaké », leur demandant de lui faire don des cheveux des jeunes garçons pour la fabrication de perruques pour les petits malades. Ces derniers, a expliqué le Rav Aaron Aberman, directeur de cette organisation, n’osent pas sortir de chez eux pendant leur traitement, et cela pourrait sans aucun doute alléger quelque peu leurs souffrances et leur malaise.

Claire Dana-Picard