Yaacov sent que ses jours sont comptés et il demande à Yossef de lui amener ses enfants afin qu’il les bénisse. « Israël remarqua les enfants de Yossef et il dit: « Qui sont ceux-là? ». Yossef répondit à son père: « Ce sont mes fils que D.ieu m’a donnés dans ce pays » ». Selon Rachi, Yaacov sermonna Yossef, « D’où sont sortis ceux-là, qui ne sont pas dignes de recevoir une bénédiction ?». Ce à quoi Yossef rétorqua que l’influence du pays fut la cause que ses fils s’avilissent.
L’influence de la ville sur ses habitants est illustrée à travers la parabole suivante.


Dans la ville de Radin, des vents nouveaux se mirent à souffler, et un coiffeur juif osa ouvrir sa boutique le chabbat. Puis, ce fut au tour d’un épicier de profaner le jour saint. Un beau jour, la nouvelle se répandit dans la ville qu’un jeune homme avait acquis un cab avec lequel il avait inauguré une nouvelle ligne : Radine – Baston. Selon les fanfaronnades de son promoteur, ce moyen de transport allait fonctionner sept jours par semaine. Tous les efforts de conviction restèrent vains. Le chabbat matin, le ‘Hafets ‘Haïm entendit le ronronnement du moteur dans la rue principale. Il s’approcha du véhicule et lui barra la route en se jetant littéralement devant les roues provocatrices, secoué par de violents sanglots. Le jeune conducteur sortit du véhicule, et à la vue du Maître de Radine étendu sur le sol, son étincelle juive se ranima et il promit sur le champ de ne plus profaner le chabbat.
Le ‘Hafets ‘Haïm revint chez lui, heureux d’avoir enrayé un ‘hiloul chabbat. Ses proches lui demandèrent pourquoi avait-il réagi aussi violemment, avec messirout néfesh, bien plus qu’il ne l’avait fait en ce qui concerne le coiffeur et l’épicier.
La réponse du Maître de Radine fut fulgurante : « Vous ne saisissez pas la différence ? Les commerçants qui sont ouverts le Chabbat se sont certes déchirés du Clal Israël, mais ils n’entament pas notre ferveur, et notre lutte consiste à leur restituer le goût du Chabbat. Par contre, le bruit du moteur pénètre dans mes oreilles, et il égratigne ma ferveur pour le saint jour. Chaque ronronnement de moteur m’habitue au fait que Chabbat est profanée. Je lutte pour ma propre subsistance, pour que la sainteté de mon Chabbat reste intègre. Je dois donc agir différemment ».
L’impureté qui régnait en Egypte ébrécha la foi des fils de Yossef, au point que Yaacov refusa de reconnaître ses petits-enfants. A méditer.   Par Chalom C.,en partenariat avec Hamodia.fr