Un criminel arrive dans un pénitencier où il doit purger quelques années de travaux forcés. Le gardien en chef est son cousin, mais il ne peut pas faire grand-chose pour lui, hormis de lui permettre de choisir soi-même le boulet qui lui sera attaché à la jambe. Le criminel soupèse les masses de fonte, l’une après l’autre, jusqu’à ce qu’il choisit celui qui lui semble…le plus léger.
Dans le quartier d’en face, une jeune fille qui vient de se fiancer se rend avec sa future belle-mère dans une joaillerie où elle doit choisir un collier. Elle les essaie l’un après l’autre, et en fin de compte, elle choisit…le plus lourd.
C’est singulier. Deux personnes choisissent simultanément un objet qui va les accompagner dans leurs déplacements. Le prisonnier choisit le plus léger, c’est logique. Mais pourquoi donc la jeune fille s’entête-t-elle à prendre le plus lourd ?
La réponse réside dans le fait qu’un bijou ne pèse pas.
Ainsi dit le roi Salomon : « Ecoute, mon fils, les remontrances de ton père, ne délaisse pas les instructions de ta mère; car elles forment un gracieux diadème pour ta tête et un collier pour ton cou » (Proverbes 1, 8-9)
Le Alchekh Hakadoch explique que ce verset nous exhorte à considérer toutes les mitsvot comme des joyaux, et non pas comme des menottes…
Rabbi Tsadok Hacohen de Lublin ajoute que c’est d’ailleurs la raison pour laquelle nous récitons la bénédiction de Chéhé’hianou lorsque se présente une nouvelle mitsva, car l’âme juive convoite d’accomplir les mitsvot, et nous rendons grâce à D.ieu de nous octroyer une parure supplémentaire de joyaux.

Par Chalom C, en partenariat avec Hamodia.fr