La Torah relate l’épisode des filles de Tslofe’had, qui réclamaient le patrimoine de leur père décédé sans laisser de descendance mâle. Le Midrach Tane’houma (Ki Tétsé 2) rapporte que chaque mitsva a sa récompense spécifique.

Ainsi, le respect des parents octroie de la longévité à ceux qui l’accomplissent, et la hakhnassat or’him – recevoir des invités, accorde une descendance mâle, à l’instar de Sarah qui accueillit les trois anges et de la Shunamit qui hébergea le prophète Elicha.

Or, ajoute rabbi Yoël Sirkis, l’illustre Ba’h, il ne suffit pas de faire du ‘hessed pour recevoir une telle récompense. Encore faut-il l’accomplir avec verve et avec élan, comme Avraham qui s’empressa autour de ses invités, et tout se déroula au pas de course.
Le Ba’h raconte à ce sujet la parabole suivante.
Le Gouverneur de Cracovie, personne instable et malhonnête, désirait se désister du contrat signé avec un aubergiste juif, bien que ce dernier détenait une licence dûment signée pour quelques années. Le Ba’h conseilla au tavernier de se rendre chez un riche commerçant de la communauté afin qu’il interfère en sa faveur auprès du Gouverneur avec lequel il entretenait d’excellentes relations. Le notable accueillit l’aubergiste très cordialement, et lui promit de plaider sa cause dès son retour de Leipzig, dans deux semaines, car il ne pouvait rater la foire qui s’y déroulait une fois par an. Le tavernier revint chez lui plein d’espoir, mais sa femme l’invectiva avec amertume, pourquoi n’avait-il pas forcé son protecteur de se rendre immédiatement chez le Gouverneur, deux semaines étaient fatales et ils allaient se faire vider des lieux…Il durent s’armer de patience durant deux semaines. A son retour, le notable tint promesse et influença le Gouverneur de ne pas jeter à la rue l’aubergiste, chez qui le calme et la sérénité régnèrent à nouveau pendant de longues années. Peu après, le notable décéda et il vint en rêve au Ba’h, à qui il raconta que malgré son mérite d’entrer dans le Gan Eden, les anges refusaient de l’y introduire, sous prétexte qu’il avait causé à l’aubergiste deux semaines d’angoisse et d’incertitude, et il dut attendre exactement deux semaines, dans des conditions précaires, jusqu’à ce qu’il puisse rejoindre sa place dans le Gan Eden.
Le Pné Mena’hem de Gour avait l’habitude de rapporter ce Midrach Tane’houma, et il s’étonnait que les gens sillonnent le globe terrestre à la recherche de différentes ségoulot pour avoir des enfants, alors que le conseil du Midrach est à portée de la main, mesure pour mesure : introduire un invité, et D.ieu introduira un enfant dans le foyer… Par Chalom C.