Une boucle d’oreille en or datant du 2e ou 3e siècle avant l’ère chrétienne a été trouvée au cours de fouilles effectuées par l’Autorité des Antiquités, en collaboration avec l’Université de Tel Aviv.

Cette nouvelle découverte a eu lieu dans le parc de stationnement de Guivati, du quartier d’Ir David, près des murailles, dans la Vieille Ville de Jérusalem.

Le Pr Youval Gadot, de l’université de Tel Aviv, et le Dr Yiftah Shalev, de l’Autorité des Antiquités, qui dirigeaient les travaux, ont indiqué que le bijou avait été repéré dans une construction datant de l’époque hellénistique sur laquelle les archéologues disposaient de peu d’informations.

Jusqu’à présent, après une centaine d’années de recherches, pratiquement aucune habitation de cette période n’a été localisée et seuls des petits objets, et parmi eux des débris de poterie et quelques pièces de monnaie, ont été mis au jour.

La boucle d’oreille, extrêmement fine, porte, à l’une de ses extrémités, une tête d’animal avec des cornes (il s’agirait d’une antilope ou d’un cerf) et de grands yeux. D’après deux spécialistes, Ariel Polokoff et le Dr Adi Erlich, de l’Université de Haïfa, les fabricants du bijou auraient utilisé une technique appelée ‘filigrane’.

Ils ont précisé que ce type de boucles d’oreilles avaient fait leur première apparition en Grèce au cours de la première période hellénistique. Et de rappeler que des bijoux de la même facture avaient déjà été trouvés dans le bassin méditerranéen mais jamais encore en Israël jusqu’à ce jour.

Les archéologues n’ont pas pu déterminer si le bijou était porté par un homme ou par une femme et il ne leur a pas été possible de connaître l’identité culturelle ou religieuse de son propriétaire. Toutefois, il semble évident qu’il (ou elle) appartenait à une classe privilégiée de la société.

Les archéologues ont tiré d’autres conclusions de leurs fouilles, estimant qu’elles leur avaient apporté de nouveaux éléments sur la première période hellénistique : « Il semblerait que la ville de Jérusalem, au cours de cette période, ne se limitait pas aux collines de la Cité de David et s’étendait vers l’ouest en direction de la vallée du Tyropéon. Il apparait également que les habitants n’étaient pas des gens pauvres mais au contraire des personnes fortunées ».

Claire Dana-Picard