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Malbim
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Page 3 sur 3 Les œuvres du Malbim Outre ses ouvrages déjà mentionnés (Artsoth ha-‘hayim et Artsoth ha-chalom) et ses poèmes, le Malbim a rédigé un ouvrage halakhique sur le hètèr ‘agounoth (« règles fixant les possibilités pour une femme de faire déclarer la mort de son mari »). Il convient de citer également son commentaire du livre d’Esther (1845) et ses chirei ha-néfech (« Commentaires du Cantique des Cantiques », édités à Bucarest). Mais l’essentiel de son œuvre est constitué par ses commentaires sur le Tanakh, intitulés Ha-Tora we-ha-mitswa (ou plus communément : « le Malbim »), où il analyse de façon rigoureuse les vérités contenues dans le texte biblique. Ces commentaires s’articulent autour de trois principes : I – Chaque verset et chaque mot des prophètes véhiculent une idée sublime, et ils sont tous divrei Eloqim ‘hayim (« paroles d’origine divine »). II – Aucun verset, aucun mot, ni même aucune lettre des prophètes ne sont inutiles ou superflus. Tous ont été émis be-roua‘h ha-qodech (« avec l’esprit saint »). III – Les prophètes ne répètent jamais une idée ou une expression sans que cette répétition soit pleinement justifiée. Ces trois principes sont les piliers de notre foi dans ce qu’ont écrit les prophètes. Le Malbim explique clairement chaque verset en s’inspirant de ces principes et en s’attachant à prouver leur véracité, que certains de ses contemporains contestaient. Son ouvrage, qui fournit à la fois des explications simples et des visions d’une grande profondeur, est devenu l’un de nos plus importants commentaires. Il intègre dans sa partie consacrée au Pentateuque et dans chacune de ses observations la Mekhilta, le Sifra et le Sifri, et il parvient à en éclairer les aspects les plus difficiles. Ce qu’il cherche essentiellement à démontrer, c’est que la Tora ché-be‘al pé (« Tora orale ») forme une partie intégrante, et non un ajout postérieur, de la Tora ché-biketav (« Tora écrite »), et que chaque halakha se déduit des versets de la Tora. Dans son introduction au livre de Wayiqra, le Malbim détermine six cent treize règles herméneutiques employées par la Tora et qui devraient permettre de reconstituer la Tora ché-be‘al pé si, par malheur, elle était perdue. Cependant, beaucoup de ces règles ont été oubliées, comme celle sur la guezèra chawa (« raisonnement par analogie »), et il est devenu impossible de les reconstituer. D’autres ont été conservées au fil des générations, comme la suivante (Règle N° 340) : « Il existe une différence entre "parler ito" et "parler imo". "Parler ito" signifie que celui qui a commencé une conversation la poursuit (comme dans Berèchith 17, 3), tandis que "parler imo" (comme dans Berèchith 31, 24) veut dire que quelqu’un a commencé une conversation et qu’un autre l’a poursuivie et a pris l’initiative. » Jacques KOHN.
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