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Le Canon Biblique On appelle « canon biblique » (du grec kanon, et peut-être aussi de l’hébreu, comme kana ha-mida – « canne à mesurer » [Ezéchiel 40, 5]) ceux des livres qui ont été considérés par les rabbins comme inspirés authentiquement par l’esprit divin...
S’il est vrai, en ce qui concerne la Tora proprement dite, que celle-ci ne contient nulle part d’indication explicite l’attribuant à Moïse, le lien qui la rattache à celui-ci est affirmé comme l’un des fondements de la foi juive (voir, par exemple, le huitième article de foi de Maïmonide). Une étape importante dans la canonisation de la Tora a été franchie en l’an 457 avant l’ère commune, lorsque fut découvert, sous le règne de Josias, un rouleau de Tora qui se trouvait caché dans le Temple (II Rois – chapitres 22 et 23). Les cérémonies qui suivirent cette découverte peuvent être considérées comme sa consécration définitive, non plus en tant qu’œuvre purement littéraire, mais en tant que livre sacré. Quant aux livres des Prophètes et aux Hagiographes, leur canonisation a posé davantage de problèmes. Le judaïsme considère en effet que « les prophètes, après la Tora, ne peuvent apporter aucune innovation à celle-ci » (Chabbath 104a), ce qui signifie qu’elle est la seule source écrite de la halakha. Il est également enseigné que « les prophètes n’ont ajouté ni retiré quoi que ce fût à ce qui est écrit dans la Tora, à l’exception du commandement de la lecture de la Meguila », et encore leur a-t-il fallu l’appuyer sur un verset du Pentateuque (Meguila 14a).
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