AMEN a son importance.


AMEN !

Importance et signification de répondre Amen.


Ce mot est si répandu que vous le retrouvez dans d’autres religions et même dans le langage courant.


La racine de ce mot est la même que le mot « Emounah » qui veut dire « FOI », ainsi que les premières lettre du mot « Emeth » qui veut dire « vérité ». En effet, lorsque nous répondons Amen à la suite d’une bénédiction, - selon le type de bénédiction - il y a acceptation, il y a confirmation, attestation et parfois souhait de réalisation de ce qui est exprimé dans la bénédiction entendue. (selon que la bénédiction est une louange de D-ieu, l’affirmation d’un ordre divin ou une prière à D-ieu)


En somme, en disant Amen, je dis : « C’est vrai et j’y crois ».


Exprimer notre foi par la prononciation du mot Amen est extrêmement important. Car l’homme qui se distingue des autres créatures par la parole intelligente, instille en son cœur et renforce sa foi en D-ieu, le Maître de l’univers, et surtout le Maître des destinées de tout être, par ces Amen répétés.


La Torah nous enseigne que ce n’est pas tant la foi qui amène à l’action mais c’est beaucoup plus l’action qui développe la foi. Prononcer Amen est ici une forme d’action.


Le Kadisch, auquel l’assemblée répond à plusieurs reprises Amen, exprimant ainsi le souhait de voir D-ieu reconnu dans Sa grandeur par toute l’humanité, est aussi récité par les personnes en deuil qui par cette prière montrent leur foi en D-ieu et leur acceptation de la décision divine, même celle-ci est douloureuse.


Et, nous enseignent nos Sages, lorsque l’Eternel pénètre dans les synagogues et les maisons d’étude et qu’il entend les fidèles prononcer « Amen Yehé Schemé Raba… », Il hoche la tête et regrette d’avoir été obligé de détruire le Temple et d’exiler Son peuple !


Les lettres du mot Amen, - Aleph, Mème et Noune – sont les premières lettres des mots : « E-l, Mélech, Néémane », qui signifie : Dieu, Roi, Digne de confiance (ces trois mots remplacent parfois le mot Amen).


La valeur numérique du mot Amen est équivalente à la somme de deux noms de D-ieu :


Le Tétragramme (interdit de prononciation tel qu’écrit) et A-donaï (façon normale de prononcer le Tétragramme). Amen contient donc l’idée du Maître de l’univers, de Sa dimension infinie et de Son omnipotence.


A l’instar de la Guemara qui nous recommande de prononcer 100 bénédictions chaque jour, le Zohar recommande de prononcer chaque jour 90 Amen. (le mot Tsadik contient les lettres Tsadé, Daleth, Yod, Kof, dont les valeurs numériques sont : 90, 4, 10, 100. Chaque jour, il faut répondre 90 Amenim, 4 Kedouschoth, 10 Kadeschim et 100 Berachoth)


Prononcer Amen équivaut à la prononciation de la bénédiction entendue – cela est même considéré comme supérieur. (Gadol Haoné Yoter Méhamevarech)


La bonne prononciation de Amen prolonge la vie et ouvre les portes du Gan Eden. L’intensité de la ferveur dans la prononciation de « Amen Yehé Schemé Raba… » est susceptible de faire déchirer un décret néfaste.


Il suffit qu’un enfant ait répondu une fois Amen, pour avoir droit au monde futur.


Il faut être très attentif à ne pas prononcer Amen avant la fin totale de la bénédiction. Aussi, les officiants feront très attention à ne pas terminer la fin de la bénédiction par du chant prolongé.


Inversement, il ne faut pas prononcer Amen trop tard, ce serait un Amen orphelin.


Un homme de grande piété a jeûné pour que lui soit dévoilé les raisons de la longueur de l’exil. Dans un rêve il lui fut dévoilé que l’on omettait par erreur de répondre Amen à deux bénédictions :


1) Celle de « Hama’hazir Schechinato Letsione », où l’on répond « Modime » en oubliant Amen qui lui précède.


2) Celle du vendredi soir « Haporess… Ve-al Yerouschalayim », où l’on dit « Veschamerou Beneï… » en oubliant Amen qui lui précède.


Réponse du Rabbin Marc Meyer (St Louis) 

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