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Il convient cependant de nuancer quelque peu cette règle. En premier lieu, la mise à l’écart des Neviim et des Kethouvim ne porte que sur la partie halakhique de la Tora, c’est-à-dire sur ce qui est du ressort de ses règles normatives. S’agissant en revanche des préceptes moraux, il est abondamment recouru à ces textes postérieurs. D’autre part, si les Neviim et les Kethouvim (appelés génériquement qabbala [voir Rachi sous Baba Qama 2b]) ne sont pas des sources de droit en tant que créateurs d’obligations ou d’interdictions (‘Haguiga 10b, Baba Qama 2b, Nidda 23a), ils peuvent leur servir de références ou, pour employer la terminologie talmudique, de asmakhthoth be‘alma (« rappels mnémotechniques »). Sans entrer ici dans des détails qui n’intéressent que les chercheurs, disons, à titre d’exemples, que le livre d’Ezéchiel, l’Ecclésiaste et le Cantique des cantiques n’ont été enregistrés dans le canon biblique qu’après de longs débats entre les Maîtres du Talmud. Quoi qu’il en soit, la tradition juive considère que le Tanakh est constitué de vingt-quatre livres (cinq pour la Tora, huit pour les Prophètes, et onze pour les Hagiographes). On ne peut parler du canon biblique sans évoquer les ouvrages que l’on appelle « apocryphes ». Il s’agit de livres que les rabbins n’ont pas inscrits dans ce canon, mais qu’ils ont reconnus comme fidèles à la tradition juive. Ils sont très nombreux, et souvent très proches des Midrachim, de sorte que la frontière qui les en sépare est floue. Nous citerons parmi les plus connus : – Maccabées I, II, III et IV. – Meguilath Antiokhos. – Additions au livre d’Esther. – Judith. – Tobit. – Livre des « Jubilés ». – Baroukh.
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