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Les hommes de la Grande Assemblée (anechei kenesseth ha-guedola) ont alors obtenu de Hachem, grâce à leurs prières, l’abolition du penchant à l’idolâtrie. La Guemara (Yoma 69b) décrit cette abolition en s’appuyant sur des versets de Zacharie, et notamment 5, 8. Il nous est impossible de nous faire une idée de la puissance de cette tentation à l’époque biblique, et en particulier dans la période couverte par le séfèr Choftim. Cette difficulté était déjà ressentie à l’époque du Talmud, lorsque Rav Achi, impressionné par les connaissances en Tora du roi impie Manassé qui lui était apparu dans un songe, lui demanda : « Toi qui es si instruit, pourquoi as-tu servi les idoles ? » Et le roi de lui répondre : « Si tu y avais été, tu aurais relevé les pans de ton vêtement pour mieux courir après moi [et adorer, toi aussi, ces divinités] » (Sanhédrin 102b). Comme le suggère Tsevi Binyamin Wolff dans son commentaire du séfèr Choftim, les tribus d’Israël, qui durent lutter séparément contre leurs oppresseurs, ont peut-être été obligés de les amadouer en honorant leurs dieux, et en cette époque où la Présence divine était manifeste, cela leur a été compté comme une véritable idolâtrie. à suivre... Jacques Kohn
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