Les tribunaux rabbiniques d’Israël vont pouvoir intervenir dans des problèmes de divorce, même s’ils concernent des Juifs vivant en diaspora n’ayant pas la citoyenneté israélienne.

C’est ce qui résulte du vote de ce dimanche au sein de la commission ministérielle des lois qui a adopté un projet de loi présenté par le ministre des Cultes David Azoulay (Shass). Ce dernier a demandé que ‘l’Etat d’Israël puisse répondre aux requêtes de femmes agounoth (qui ne parviennent pas à obtenir le guett de leur mari dont elles sont séparées) du monde juif ou à des hommes se trouvant dans des cas similaires, même s’ils n’ont pas la nationalité israélienne’.

Jusqu’à présent, les tribunaux rabbiniques d’Israël ne pouvaient intervenir que lorsque l’un des conjoints au moins était israélien.

Et par conséquent, les femmes juives, ou les hommes, vivant à l’étranger n’avaient aucun moyen de pression sur leur conjoint récalcitrant ni de possibilité de sanctions.

C’est à la suite d’une demande de la Conférence des Rabbins européens (CER), présidée par le Rav Pinchas Goldschmidt, que cette mesure a été envisagée.

Le ministre David Azoulay, très satisfait de cette décision, a salué l’action menée par les tribunaux rabbiniques. Il a ajouté : « L’Etat d’Israël est l’Etat du peuple juif et par conséquent, il se doit de procurer son aide à tout Juif, où qu’il se trouve dans le monde’.

Le directeur des tribunaux rabbiniques, Rav Shimon Yaakobi, a souligné pour sa part qu’un tel processus était important et même indispensable pour de nombreuses femmes dans le monde. Et d’expliquer que cet amendement ‘permettrait à des femmes et à des hommes de mettre fin à leur mariage et de commencer une nouvelle vie’.

Il a ensuite remercié le ministère de la Justice et celui des Affaires étrangères ainsi que les députés Aliza Lavi (Yesh Atid) et Avraham Michaeli (Shass) qui ont été directement impliqués dans ce changement de la loi en vigueur.

Claire Dana-Picard