Le président de l’Etat d’Israël Ruby Rivlin a prononcé dans la nuit (heure israélienne) un discours important devant les membres de la JFNAGA (Jewish Federation of North America) qui représente 148 fédérations juives et 300 communautés juives indépendantes du continent nord-américain.

L’organisation était réunie pour son congrès annuel à Los Angeles, en Californie. Rivlin est le premier président israélien à prendre la parole à un tel événement.

Rivlin a tenu à remercier avant tout l’assistance pour l’invitation qu’il avait reçue et a souligné que ‘l’Etat d’Israël était et resterait à tout jamais le foyer de tout Juif sans la moindre exception’. Il a poursuivi en s’exclamait : « Nous formons une seule nation et l’Etat d’Israël est cher à nous tous ».

Rappelant ensuite que l’Etat d’Israël était ‘l’entreprise la plus audacieuse de l’histoire du peuple juif’, il a souligné que le judaïsme de diaspora, et plus particulièrement celui d’Amérique du Nord, y était pleinement associé.

Le président israélien a ensuite déploré, dans son allocution, les dissensions ‘douloureuses’ au Kotel, estimant ‘qu’il était regrettable que le symbole de l’Unité, le Kotel où l’on versait des pleurs et où l’on exprimait aussi son bonheur, soit devenu le symbole de la controverse et d’un désaccord’. Il a exprimé l’espoir de voir finalement les parties en litige reprendre leurs discussions pour parvenir à un compromis satisfaisant pour tous.

Après avoir évoqué notamment les problèmes de sécurité et le devoir des dirigeants israéliens d’assurer la protection de leurs citoyens, Rivlin a conclu en disant : « Le peuple juif a toujours été solidaire à toutes les époques, non seulement pour la construction de la nation mais aussi pour l’accomplissement de sa tâche consistant à réparer le monde ».

Il a ajouté : « Nous devons choisir des missions communes au peuple juif et à l’Etat d’Israël pour la réaliser ». Lançant alors un appel, il a indiqué : « Laissons les polémiques de côté, et œuvrons ensemble, pour le bien du peuple juif, de l’Etat d’Israël et du monde tout entier ».

Claire Dana-Picard