L’ambassadrice d’Israël au Japon Yaffa Ben Ari, nommée la semaine dernière à son nouveau poste, a organisé une réception dans sa résidence à l’occasion du 70e anniversaire du vote de l’Onu en faveur du ‘partage de la Palestine’ qui a ouvert la voie à la création, quelques mois plus tard, de l’Etat d’Israël.

Une soixantaine d’invités japonais étaient présents aux côtés du ministre israélien de l’Economie et de l’Industrie Eli Cohen (du parti Koulanou), en visite au Japon avec une délégation de cadres de son ministère et de patrons de plusieurs sociétés israéliennes venus prendre part à la grande exposition ‘Cybertech’ qui s’est tenue cette semaine à Tokyo.

Parmi les convives de Yaffa Ben Ari se trouvait également l’ambassadeur du Brésil au Japon, André Corrêa do Lago.

Sa présence a été remarquée car il est le petit-fils d’Oswaldo Aranha, président de l’Assemblée générale de l’Onu au moment du vote historique de l’Onu en faveur d’Israël, le 29 novembre 1947. C’est lui qui avait frappé la table de son marteau pour annoncer que la majorité des Etats membres s’étaient prononcés pour le partage.

Oswaldo Aranha était un diplomate et un homme politique, ministre des Affaires étrangères du Brésil entre les années 1938 et 1944. Allant à l’encontre des positions du président brésilien, il avait alors autorisé son ambassadeur en France à délivrer des visas d’émigration vers son pays à des Juifs, leur permettant de fuir les persécutions nazies.

L’ambassadeur Luiz Martins de Souza Dantas avait été reconnu plus tard, après la guerre, comme ‘Juste parmi les nations’. En 1947, Oswaldo Aranha a été nommé ambassadeur du Brésil à l’Onu et a occupé pendant deux mandats les fonctions de président de l’Assemblée générale.

L’Etat d’Israël a toujours été reconnaissant à Aranha pour sa défense des droits du peuple juif à avoir un Etat national. Son petit-fils, André Corrêa do Lago, devenu à son tour  ambassadeur de son pays, a hérité de son grand-père son attachement à Israël. Interviewé par le quotidien ‘Israel Hayom’, il a confié qu’Israël ‘était un sujet de conversation fréquent dans sa famille depuis sa naissance’. Il a ajouté qu’il avait grandi dans l’amour d’Israël et s’était rendu, lors d’une visite dans le pays, dans la rue qui portait le nom d’Oswaldo Aranha à la Kirya de Tel Aviv.

Le ministre Eli Cohen a tenu, au cours de la réception, à saluer le rôle important joué par le grand-père de l’ambassadeur dans l’histoire de l’Etat d’Israël à l’occasion de ce 70e anniversaire.

Claire Dana-Picard