Georges Loinger, qui a sauvé plus de 350 enfants juifs pendant la Shoah, est décédé à Paris à l’âge de 108 ans. Après la guerre, il a été décoré pour ses actes de bravoure : il a reçu notamment la médaille de la Résistance, la Croix de Guerre et la Légion d’honneur.

Georges Loinger est né à Strasbourg en 1910 dans une famille juive de sept enfants. Il était le cousin du mime Marcel Marceau qui a combattu à ses côtés dans la Résistance. Mobilisé en 1939 dans l’armée française, il a ensuite été fait prisonnier et maintenu en captivité en Allemagne. En 1940, il a réussi à s’évader et il a regagné la France avec de faux papiers.

Il a alors rejoint la Résistance et a travaillé pour l’organisation juive OSE, Œuvre de Secours aux Enfants, qui avait ouvert dans le sud de la France, alors zone libre, plusieurs homes pour les enfants juifs sans famille.

Lorsqu’en 1943, les dirigeants de l’OSE ont compris que les Juifs d’Europe étaient en danger d’extermination, certains enfants ont été confiés à des familles chrétiennes qui les ont cachés alors que d’autres passaient la frontière pour aller en Suisse, grâce notamment à l’aide de Georges Loinger qui en a alors sauvé des centaines.

Après la guerre, Georges Loinger a participé à des activités sionistes et a pris part, notamment, à l’opération de l’Exodus en 1947. Ingénieur de formation, il est devenu le directeur de la filiale française de la compagnie de navigation israélienne Zim.

La Fondation pour la mémoire de la Shoah lui a rendu un vibrant hommage, indiquant dans un communiqué : « Avec lui s’éteint un homme d’exception dont les combats resteront dans les mémoires ».

Yehi Zih’ro Barouh’.

Claire Dana-Picard