La Conférence des Rabbins européens a tenu cette année son congrès annuel à Jérusalem. Une quarantaine de délégués, grands rabbins de villes et de divers pays du Vieux Continent, ont fait le voyage en Israël.

Ils étaient accompagnés d’une quinzaine de donateurs et associés financiers ainsi que de stratèges soutenant cet événement qui se déroule ces jours-ci dans la capitale en partenariat avec le ministère de la Diaspora.

La délégation a été accueilli à la Knesset par la commission parlementaire de l’Intégration et de la Diaspora. Au cours des échanges, les rabbins européens ont notamment demandé l’aide d’Israël pour assurer la sécurité de leurs institutions.

Yaakov Hagoel, vice-président de l’Organisation sioniste mondiale et chef du département des activités et de la lutte contre l’antisémitisme, faisait partie des personnalités marquantes qui ont siégé dans cette réunion. Interviewé par Aroutz Sheva, il a souligné avant tout que la Conférence des Rabbins européens avait généralement l’habitude de tenir sa session annuelle dans une ville du vieux Continent et que c’était donc la première fois qu’elle le faisait dans la capitale d’Israël.

« Il s’agit là d’une véritable affirmation sioniste’, a-t-il estimé, et nous évoquons avec eux les enjeux auxquels ils sont confrontés, avec en priorité le plus préoccupant d’entre eux, à savoir le regain de l’antisémitisme en Europe mais également dans le monde ».

Hagoel a ajouté : « L’organisation sioniste mondiale crée, avec leur concours, des plateformes pour lutter d’une part contre ce fléau et pour, d’autre part, les aider à relever la tête avec la fierté d’être juif et à renforcer les communautés juives car l’antisémitisme risque d’entrainer une grave assimilation ».

Hagoel a précisé que ‘l’antisémitisme n’avait malheureusement pas de frontières et sévissait dans le monde entier’. Il a rappelé en outre qu’il ne provenait pas seulement de l’Islam : « Il existe toujours ce vieil antisémitisme classique de droite comme de gauche ».

Il a expliqué que l’Etat d’Israël n’était pas chargé de cette lutte contre l’antisémitisme. « La responsabilité de protéger les Juifs incombent aux gouvernements souverains, a-t-il souligné. Mais il ne fait aucun doute que l’Etat d’Israël et ses institutions nationales soutiennent et renforcent les communautés juives d’Europe ».

Claire Dana-Picard