Une quinzaine de couples originaires d’Inde, appartenant à la communauté des ‘Bnei Menashé’, se sont mariés lundi au centre d’intégration pour immigrants de Kfar Hassidim. Montés récemment en Israël, ils ont tenu à passer le même jour sous le dais nuptial pour faire bénir religieusement leur union.

Les mariés, jeunes ou moins jeunes, font partie d’un groupe de 225 Olim venus récemment de la province de Manipur, située dans le nord-est de l’Inde, avec l’aide de l’organisation ‘Shavei Israël’. Ils devraient tous s’installer prochainement en Galilée.

Parmi les couples qui viennent de passer sous la Houpa, se sont distingués Sharon et Hillel, âgés respectivement de 79 et 80 ans. Ils ont une fille et des petits-enfants qui habitent Migdal Haemek et ils sont montés avec leur fils et leur autre fille, qui est mère de deux enfants. Ils ont laissé en Inde des membres de leur famille.

Le président-fondateur de Shavei Israël, Michael Freund, était comme toujours très ému. Il a déclaré : « Après avoir réalisé leur rêve et être retournés au sein du peuple juif en Israël, ces 15 couples ont une nouvelle raison de célébrer un événement heureux. Ils viennent d’être remariés lors d’une cérémonie conforme à la tradition juive qui symbolise la nouvelle vie qu’ils s’apprêtent à construire ici au sein de l’Etat juif ». Il leur a ensuite adressé ses vœux de bonheur et un grand Mazal Tov.

Ce n’est pas la première fois qu’une telle cérémonie est organisée. On peut souligner dans ce contexte que les Bnei Menashé, qui retrouvent leurs sources après de nombreux siècles de dispersion, sont impressionnants et touchants par leur attachement au judaïsme et à la terre d’Israël et par leur désir de s’intégrer rapidement à la vie religieuse du pays. Ils ont été retrouvés par le Rav Eliahou Avihaïl z’l qui a consacré trente ans de sa vie à la recherche des dix tribus perdues.

D’après les études qui ont été faites à leur sujet, ils auraient quitté contre leur gré la terre d’Israël il y a près de 2 700 ans, chassés par les Assyriens, et vivaient jusqu’à présent dans le Nord-est de l’Inde. Pendant leur long exil, ils ont continué à pratiquer le judaïsme mais le grand rabbinat d’Israël a décidé malgré tout qu’ils devaient être convertis après leur arrivée en Israël.

Claire Dana-Picard