Un nouveau film sur la Shoah consacré au massacre de Babi Yar, intitulé ‘The Road to Babi Yar’, été projeté ce jeudi au mémorial de Yad Vashem, à Jérusalem, à l’occasion du 77e anniversaire de l’invasion de l’Union soviétique par les armées allemandes.

Parmi les personnalités invitées à assister à cette première projection se trouvaient l’ambassadeur d’Ukraine en Israël, le président de Yad Vashem Avner Shalev, le réalisateur du documentaire, Boris Maftsir, la représentante de la fondation Genesis, Natalie Schneiderman, et le président de l’Etat d’Israël, Ruby Rivlin.

A Babi Yar, ravin situé près de la ville de Kiev, en Ukraine, les Nazis, aidés de forces locales, ont massacré, les 29 et 30 septembre 1941, 33 771 Juifs. Les mois suivants, les occupants allemands y ont assassiné entre 100 000 et 150 000 personnes : parmi les victimes  se trouvaient des Juifs, des prisonniers de guerre soviétiques, des communistes, des Tziganes, des Ukrainiens et des otages civils.

Invité à prendre la parole, Ruby Rivlin a commencé son discours en déclarant : « Il n’y a pas eu de mort plus cruelle, plus froide, plus brutale, que celle infligée à Babi Yar ». Et de rappeler : « 33 771 Juifs, et parmi eux des bébés, des enfants, des femmes et des personnes âgées, ont été visés par balles et massacrés pendant deux jours dans la vallée de la mort de Babi Yar, dans les faubourgs de Kiev, capitale de l’Ukraine. Leurs noms n’ont même pas été enregistrés ».

Rivlin a ajouté : « La Shoah des Juifs d’Union Soviétique doit être racontée. Il faut tout faire pour révéler l’ampleur de cette extermination et l’histoire de ces familles juives qui ont vécu en URSS avant la Shoah ».

Il a ensuite remercié le réalisateur du film, Boris Maftsir, pour son œuvre et le projet qu’il a développé afin que cette Shoah reste gravée dans les mémoires. Il l’a ensuite félicité, affirmant ‘qu’il répondait à un impératif moral dont tout le monde devait s’acquitter’, avant de s’exclamer avec émotion : « Que le souvenir de nos frères et sœurs reste vivant en nous et dans le cœur de notre peuple à tout jamais ».

Claire Dana-Picard